Après avoir échappé au pire, Les 12 Apôtres affrontent désormais la guerre sale de Touadéra

Rédigé le 01 mars 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Après des tentatives d’élimination physique, l’Association Les 12 Apôtres se retrouve aujourd’hui ciblée par une campagne de dénigrement coordonnée, pilotée depuis Bangui pour étouffer ses actions devant la CPI.
Ce n’est pas la première fois que l’association paie le prix de son engagement. Depuis plusieurs jours, Les 12 Apôtres subissent une avalanche de propos diffamatoires et d’accusations sans fondement, relayés simultanément depuis la France, le Gabon et la République centrafricaine, comme si tout avait été minutieusement planifié.
Et le calendrier de ces attaques n’a rien d’accidentel. Elles ont redoublé d’intensité au moment précis où l’association annonçait la venue à Paris de Maître Philippe Larochelle, attendu pour un colloque sur les mercenaires de Wagner et une réunion de travail autour des poursuites engagées contre Faustin Archange Touadéra devant la Cour pénale internationale.
Derrière cette offensive, des visages commencent à émerger. Noëlla Reine Alhy et Hygien Pieby Sackanot, tous deux anciens alliés de l’association, sont désignés comme les premiers diffuseurs de ces accusations. Leurs déclarations ont été amplifiées par Didier Martial Pabandji, membre du Haut Conseil de la Communication centrafricain, identifié comme l’un des coordinateurs de la manœuvre, avec le concours de Henry Grothe et d’autres individus encore en cours d’identification.
Ce réseau bien huilé a un objectif précis. Il s’agit de détruire la réputation du président de l’association, Rodrigue Joseph Prudence Mayte, et de sa collaboratrice Adina Tomte Larissa, à travers des allégations d’une gravité rare diffusées sur les réseaux sociaux.
Les accusations accumulées contre eux donnent le vertige. Implication dans des assassinats dans un quartier populaire de Bangui, falsification de documents, détournement d’une cagnotte en mémoire d’un défunt, trahison envers une coalition d’opposition, ou encore complicité présumée dans la mort d’un commandant qui, selon l’association, est pourtant bien vivant et incarcéré au Camp de Roux.
Pourtant, un détail de taille manque à tout cela. Aucune pièce, aucun document, aucun élément concret n’a jamais été produit pour appuyer ces affirmations. L’association y voit une manœuvre téléguidée depuis Bangui, au bénéfice direct de Faustin Archange Touadéra, dont les procédures devant la CPI sont précisément celles que Les 12 Apôtres cherchent à faire aboutir.
Ce qui rend cette campagne encore plus lisible, c’est la cohérence de ses ramifications. Elle mobilise à la fois des relais en France, au Gabon et en République centrafricaine, comme si chaque maillon de cette chaîne avait reçu ses instructions d’une même source, clairement identifiée par l’association.
Face à cette guerre de l’ombre, Les 12 Apôtres choisissent le terrain judiciaire. L’association annonce son intention d’engager des poursuites dans les pays de résidence des auteurs présumés de ces attaques, les contraignant ainsi à produire devant un tribunal les preuves qu’ils prétendent détenir.
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




