Le clepto-mythomane Maxime Balalou croit donner des leçons de vérité aux journalistes

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Le clepto-mythomane Maxime Balalou croit donner des leçons de vérité aux journalistes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le mythomane Maxime Balalou a osé ce lundi souhaiter une bonne année aux journalistes en les exhortant à chercher la vérité. Une injonction d’une ironie mordante de la part d’un homme qui passe son temps à traquer et intimider les professionnels des médias qui osent contredire la propagande gouvernementale.

 

« En tant que communicateur, puisque vous représentez la conscience collective de la population, comme je l’ai toujours dit, et je formule le vœu que votre métier, que vous aimez tant, soit conduit dans l’intégrité, l’intentionalité, la recherche de la vérité et que vous honnerez la profession, comme je l’ai toujours souhaité », a déclaré le clepto-mythomane avec un aplomb qui confine au ridicule.

 

Venant de Balalou, ces mots prennent une dimension particulièrement cynique. Cet homme est précisément celui qui attaque systématiquement les journalistes dès qu’ils publient des informations qui dérangent le pouvoir. Pour lui et pour la cheffe de la Minusca, madame Rugwabiza, la vérité se résume à ce qui sort des bouches officielles du gouvernement. Tout le reste constitue de la désinformation, de la manipulation, des mensonges propagés par les « ennemis de la paix ».

 

Dans un pays normal, un journaliste peut questionner le gouvernement, mener ses propres investigations, recouper ses sources, vérifier les faits sur le terrain. Mais la République centrafricaine n’est pas un pays normal. Elle évolue dans une autre dimension, celle de la propagande à haute intensité, du mensonge érigé en doctrine d’État, de la réécriture permanente de la réalité.

 

Cette méthode russe de contrôle de l’information a été importée clés en main par les conseillers de Moscou. Elle s’est ensuite exportée vers le Mali, le Niger, le Burkina Faso. La recette est simple : tout ce qui émane du gouvernement constitue la vérité officielle, tout ce qui la contredit relève automatiquement du mensonge. Les journalistes qui relaient fidèlement la propagande gouvernementale sont de vrais professionnels. Ceux qui enquêtent, qui posent des questions gênantes, qui révèlent des faits embarrassants sont des faussaires, des manipulateurs au service de forces obscures.

 

Maxime Balalou incarne parfaitement cette conception totalitaire de l’information. Il a appris par cœur la leçon moscovite : nier l’évidence, travestir les faits, accuser ses contradicteurs de faire exactement ce qu’on fait soi-même. Quand les FACA fuient à Bambouti en abandonnant leurs armes et que le sous-préfet se fait capturer, Balalou parle de « travail remarquable ». Quand huit femmes sont élues sur 140 députés, il salue une « avancée notable ». Quand les mercenaires russes contrôlent le pays, il remercie les « partenaires » pour des élections « crédibles et inclusives ».

 

Et maintenant, ce même Balalou vient donner des leçons de vérité aux journalistes. Il leur demande de conduire leur métier dans « l’intégrité » et « la recherche de la vérité ». Quelle vérité ? La sienne ? Celle du régime ? Celle dictée par les conseillers russes qui ont formaté sa pensée et celle de ses semblables ?

 

La vraie intégrité journalistique consiste justement à ne pas avaler les mensonges du porte-parole gouvernemental. Elle consiste à vérifier ses affirmations, à les confronter aux faits, à donner la parole aux témoins, aux victimes, aux opposants. Elle consiste à ne pas transformer chaque conférence de presse en séance de propagande où l’on recopie servilement les éléments de langage du pouvoir.

 

Mais dans la conception de Balalou et de ses maîtres de Wagner, cette démarche constitue de la trahison. Un bon journaliste doit se contenter de retranscrire les communiqués officiels sans poser de questions embarrassantes. Il doit célébrer les victoires imaginaires des FACA, applaudir les « avancées » inexistantes en matière de parité, remercier les mercenaires étrangers pour leur contribution à la démocratie.

 

Ceux qui refusent ce rôle de scribes dociles subissent les foudres du régime. Intimidations, menaces, accusations de manipulation, étiquetage comme « ennemis de la paix » : les méthodes sont rodées. Le mythomane Balalou excelle dans cet exercice. Il manie l’inversion accusatoire avec un talent consommé, reprochant aux autres les travers qui le caractérisent.

 

Alors quand ce clepto-mythomane notoire vient parler d’intégrité et de recherche de la vérité, on ne peut que s’étrangler. L’homme qui ment comme il respire, qui transforme chaque défaite en triomphe, qui nie les évidences les plus manifestes, cet homme-là prétend indiquer aux journalistes le chemin de la vérité. C’est à mourir de rire si ce n’était pas aussi pathétique.

 

Les vrais journalistes centrafricains, ceux qui travaillent dans des conditions difficiles pour informer leurs compatriotes malgré les pressions, les menaces et les intimidations, n’ont aucune leçon à recevoir d’un propagandiste patenté. Ils savent parfaitement où se trouve la vérité, et ce n’est certainement pas dans les discours du mythomane Maxime Balalou.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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