Attaque meurtrière à Matala, dans la Vakaga : le bilan définitif fait état d’une mère et son enfant tués

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un groupe armé non identifié, apparenté aux “arabes soudanais”, a lancé une offensive contre le village de Matala, localisé à quinze kilomètres de Birao sur la route d’Amdafock. L’assaut a coûté la vie à une femme et son enfant.
Les assaillants ont frappé très tôt dans la matinée, semant la panique parmi la population locale. Plusieurs personnes ont été blessées lors de l’attaque, dont le nombre exact reste à déterminer. Face à l’agression, les habitants du village ont riposté avec les moyens du bord, tentant de repousser les assaillants avant l’arrivée des renforts des forces de l’ordre.
Finalement, les éléments de Forces Armées Centrafricaines, accompagnées de leurs alliés russes du groupe Wagner, se sont rapidement déployées sur zone après avoir reçu l’alerte. Les militaires ont entamé une traque des agresseurs qui ont pris la fuite après l’intervention des villageois, probablement vers le Soudan voisin. Les opérations de ratissage se poursuivent 24 heures après l’attaque dans les environs, les forces gouvernementales espérant intercepter les membres du groupe avant qu’ils ne rejoignent leurs bases arrière au Soudan.
La zone de Birao, située dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est du pays, connaît régulièrement des incursions de groupes armés venus du Soudan voisin. Ces factions profitent de la porosité de la frontière pour mener des raids contre les villages, ciblant souvent les populations civiles et leur bétail. Les autorités locales ont alerté à plusieurs reprises sur la vulnérabilité de cette région frontalière.
Les blessés ont été évacués vers le centre de santé de Birao pour recevoir des soins. L’état de certains d’entre eux demeure inquiétant selon les premières informations disponibles. Les familles endeuillées se préparent aux funérailles de la mère et son enfant, victimes de cette énième violence dans une région déjà éprouvée par l’insécurité.
Les habitants de Matala et des villages environnants restent sur le qui-vive, craignant de nouvelles attaques dans les jours à venir.
Par Moussa Kala
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