ACFPE : blocage des remboursements médicaux depuis mai 2025. Le personnel dénonce une décision arbitraire de la directrice Renée Bimbo

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis le mois de mai 2025, les remboursements des frais médicaux du personnel de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) sont suspendus sans explication officielle. Cette décision, prise par la directrice générale Renée Bimbo, provoque colère et incompréhension parmi les agents, qui rappellent que le remboursement à hauteur de 80% figure clairement dans l’accord d’établissement de l’agence.
Jusqu’ici, la procédure était simple : chaque agent présentant une facture médicale validée par le médecin de l’ACFPE obtenait un remboursement partiel via le service des ressources humaines et la comptabilité. Mais depuis cinq mois, plus aucun paiement n’a été effectué. Des employés disent se retrouver dans une situation difficile, incapables d’assumer seules leurs frais de santé, y compris les soins de leurs familles,.
Lors de la réunion du 23 octobre, la directrice a tenté de justifier cette suspension en évoquant des “abus” et des cas de surfacturation. Elle a mis en cause le médecin interne, accusé de valider des dossiers douteux. Or, selon plusieurs agents, le praticien ne fait qu’appliquer les règles établies, en vérifiant la conformité médicale de chaque document. “S’il y a un problème, la direction doit s’adresser au médecin, pas punir tout le personnel”, a réagi un délégué syndical joint au téléphone par la rédaction du CNC.
Pour les employés, cette mesure traduit un manque de considération pour leurs droits sociaux et une méfiance injustifiée envers le personnel. La ligne budgétaire dédiée aux soins, estimée à plusieurs millions de francs CFA par année, resterait pourtant disponible mais inutilisée. En bloquant ces remboursements, la direction prive ses agents d’un acquis social essentiel et alimente un malaise croissant au sein de l’agence.
Le remboursement des frais médicaux à hauteur de 80% est un droit inscrit dans l’accord d’établissement de l’ACFPE. Ce n’est pas une faveur. Ce n’est pas un cadeau. C’est un acquis social que le personnel a négocié et qui fait partie de leurs conditions de travail.
Renée Bimbo n’a pas le droit de suspendre unilatéralement ce remboursement. Si elle soupçonne des abus, elle doit mener une enquête. Elle doit identifier les cas problématiques. Elle doit sanctionner les responsables s’il y a eu des fraudes. Mais elle ne peut pas punir collectivement tout le personnel en bloquant tous les remboursements.
Depuis mai 2025, les agents de l’ACFPE paient leurs frais médicaux de leur poche sans aucun remboursement. Certains ont des femmes enceintes qui doivent faire des consultations prénatales. D’autres ont des enfants malades qui doivent voir le médecin régulièrement. D’autres encore ont eux-mêmes des problèmes de santé qui nécessitent des soins.
Ces gens travaillent. Ils font leur travail correctement. Et en échange, ils devraient recevoir leurs salaires et leurs avantages sociaux, y compris le remboursement des frais médicaux. Mais Renée Bimbo décide de bloquer ces remboursements depuis cinq mois sans même donner d’explication officielle.
L’excuse des “abus” et de la “surfacturation” est ridicule. Si vraiment il y a eu des abus, la directrice devrait montrer les preuves. Elle devrait identifier les dossiers frauduleux. Elle devrait expliquer précisément quels sont les problèmes.
Mais elle ne le fait pas. Elle se contente d’accusations vagues. Elle met en cause le médecin interne sans donner de détails. Et pendant ce temps, tout le personnel souffre.
Le médecin de l’ACFPE fait son travail. Il vérifie que les factures médicales présentées sont conformes. Il s’assure que ce sont de vraies consultations, de vrais examens, de vrais médicaments. C’est son rôle. Si certains agents ont tenté de frauder, c’est le médecin qui devrait normalement le détecter et refuser de valider leurs dossiers.
Si Renée Bimbo pense que le médecin valide des dossiers douteux, elle doit le convoquer et lui demander des explications. Elle doit revoir les procédures de validation. Elle doit peut-être mettre en place des contrôles supplémentaires. Mais elle ne peut pas simplement tout bloquer et laisser le personnel sans remboursement pendant des mois.
La ligne budgétaire pour les remboursements médicaux existe. L’argent est là. Mais il n’est pas utilisé. Renée Bimbo préfère garder cet argent plutôt que de l’utiliser pour rembourser les frais médicaux du personnel comme prévu dans l’accord d’établissement.
C’est du vol. C’est du détournement de la finalité de cette ligne budgétaire. Cet argent est prévu pour les soins du personnel. Il doit être utilisé pour ça. Pas pour autre chose.
Cette décision de bloquer les remboursements s’ajoute aux autres problèmes causés par la gestion désastreuse de Renée Bimbo : l’expulsion des couturiers pour faire place au restaurant de sa sœur, les tensions permanentes avec le personnel, l’absence de dialogue, le mépris pour les employés.
Le personnel de l’ACFPE n’en peut plus. Ils travaillent dans une atmosphère de méfiance et d’hostilité. Leur directrice les traite comme des fraudeurs potentiels. Elle suspend leurs avantages sociaux sans explication. Elle refuse de dialoguer. Et quand quelqu’un ose critiquer, elle explose et demande son expulsion.
Anselme Mbata
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