Gravement torturé par les soldats FACA, un père de famille se trouve à l’hôpital à Ouanda-Djallé dans un état grave

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Djidou Théthé, un père de famille à Ouanda-Djallé a été violemment battu par des soldats FACA qui l’ont confondu avec un homme violent, alors qu’il tentait de calmer son épouse malade mentale.
Vendredi dernier, un nouveau cas de violence militaire agite la préfecture de la Vakaga où les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) ont violemment agressé un père de famille innocent. Djidou Théthé, habitant de Ouanda-Djallé, a été hospitalisé après avoir été roué de coups par des militaires qui ont mal interprété la situation.
L’incident s’est déroulé vendredi dernier dans cette localité de l’extrême nord-est du pays. Djidou Théthé tentait de maîtriser son épouse qui traversait une crise liée à ses troubles mentaux. Cette situation n’était malheureusement pas nouvelle pour cette famille qui doit régulièrement gérer ces épisodes difficiles en l’absence totale de structures médicales spécialisées dans la région.
Selon les témoins présents et interrogés par la rédaction du CNC, l’épouse de Djidou Théthé connaissait un épisode de colère particulièrement violent. Face à cette crise récurrente, le mari tentait de la calmer et de la contenir pour éviter qu’elle ne se blesse ou ne blesse d’autres personnes. Cette intervention familiale, bien que nécessaire, allait tragiquement être mal comprise par les soldats FACA.
Ainsi, un groupe de soldats FACA qui effectuait une patrouille dans le quartier est arrivé sur les lieux au moment où Djidou Théthé tentait de maîtriser sa femme. Sans chercher à comprendre la situation ni à interroger les proches présents, les militaires ont immédiatement conclu qu’ils assistaient à des violences conjugales.
Cette interprétation hâtive et erronée a déclenché une réaction violente des soldats FACA. Ils se sont jetés sur Djidou Théthé, le frappant à coups répétés sans lui laisser l’occasion d’expliquer la situation. Cette agression s’est déroulée sous les yeux horrifiés de sa famille et des voisins qui tentaient vainement d’expliquer aux militaires leur méprise.
Les soldats FACA ont continué de frapper le père de famille malgré les protestations de l’entourage. Cette violence aveugle a causé de graves blessures à Djidou Théthé qui a dû être transporté d’urgence à l’hôpital où il reçoit actuellement des soins intensifs.
Dans la sous-préfecture de Ouanda-Djallé, cet incident a provoqué une vive émotion parmi les habitants qui dénoncent un climat de terreur instauré par les interventions militaires. Les villageois rapportent que ce n’est pas la première fois que des soldats FACA commettent des exactions dans la région, mais l’agression de Djidou Théthé a particulièrement choqué la communauté.
Les habitants soulignent que la victime est un homme respecté dans le quartier, père de plusieurs enfants et considéré comme un doyen de la communauté. Sa réputation d’homme paisible et responsable rend d’autant plus révoltante cette agression gratuite. Personne dans l’entourage ne comprend comment les soldats ont pu s’acharner sur un homme qui ne faisait que prendre soin de son épouse malade.
Cette affaire montre une nouvelle fois les dérives comportementales des soldats FACA. Au lieu de protéger les populations civiles, certains soldats deviennent eux-mêmes source de violence et d’insécurité. Cette inversion des rôles transforme ceux qui devraient être des protecteurs en agresseurs.
L’incident de Ouanda-Djallé pose aussi la question de la formation des soldats FACA. Comment ces militaires peuvent-ils intervenir dans des situations familiales complexes sans formation appropriée ? Leur réflexe de violence immédiate témoigne d’un manque évident de préparation à la gestion des conflits civils.
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)