Bangui : un agent de force de l’ordre en civil provoque un accident de circulation avec sa moto et réclame à la victime la réparation de son engin
Un élément de force de l’ordre hors service tamponne un taxi-moto dans le huitième arrondissement puis exige des dédommagements à sa victime. Incroyable!
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un nouvel accident de circulation est survenu dans le 8e arrondissement ce dimanche 24 août, à quelques centaines de mètres seulement du drame de la veille, où deux personnes avaient trouvé la mort. Comme celui de la veille, l’incident s’est produit sur l’avenue des Martyrs, au niveau du croisement du huitième, près du pont de Ngoubagara et du commissariat du 8e arrondissement.
L’accident implique deux motocyclistes aux profils bien différents. D’un côté, un jeune conducteur de taxi-moto qui circulait normalement. De l’autre, un agent des forces de l’ordre en tenue civile, pilotant une vieille moto dame personnelle.
Les faits se sont déroulés rapidement au niveau du croisement. Le taxi-moto roulait en tête et s’apprêtait à tourner. Il a ralenti pour effectuer sa manœuvre, comme le veut la prudence élémentaire dans ce coin toujours encombré.
C’est alors que l’agent qui le suivait l’a percuté par l’arrière. L’impact a projeté cet élément de force de l’ordre au sol tandis que le jeune taxi-moto parvenait à garder l’équilibre. Apparemment sous l’effet de l’alcool selon les témoins, l’agent semblait avoir des difficultés de coordination et de maitrise de soi.
Après sa chute, l’homme s’est relevé et a immédiatement fouillé son sac en bandoulière. Il en a sorti son téléphone portable pour passer un appel, réclamant qu’on vienne arrêter le conducteur de taxi-moto. C’est à ce moment qu’il a exhibé son arme de service, révélant ainsi son statut d’agent des forces de l’ordre.
Les témoins présents sur les lieux ont rapidement réagi. Ils ont fait remarquer à l’agent que l’accident était entièrement de sa faute. Le taxi-moto était devant, il avait signalé sa manœuvre en ralentissant. C’est l’agent qui, par inattention ou sous l’effet de l’alcool, avait percuté le jeune homme.
De plus, personne n’était réellement blessé et aucune moto n’avait subi de dommages importants. La situation aurait pu se régler simplement, chacun repartant de son côté après s’être assuré que tout allait bien.
Mais l’agent a persisté dans sa version des faits. Il a d’abord réclamé la réparation de sa moto, alors que celle-ci fonctionnait parfaitement. Face aux protestations des témoins, il a changé son fusil d’épaule et exigé la réparation de son téléphone, prétendant que l’écran s’était cassé lors de sa chute.
Cette nouvelle exigence a provoqué l’incrédulité générale. Les témoins avaient vu l’agent utiliser son téléphone juste après l’accident pour passer ses appels. Comment l’écran pouvait-il être cassé s’il venait de s’en servir ?
Malgré cette évidence, l’agent a maintenu sa position. Brandissant son statut et son arme, il a continué d’exiger réparation. Face à cette pression, le jeune conducteur de taxi-moto a finalement cédé. Il a accepté d’emmener la vieille moto chez un bricoleur pour quelques réparations mineures, essentiellement du bricolage avec des files métalliques.
Cette histoire montre un problème qui revient souvent dans la capitale centrafricaine. Certains agents des forces de l’ordre utilisent leur statut pour renverser les responsabilités, même quand ils ont tort. Montrer une arme de service suffit souvent à faire céder les citoyens ordinaires.
Dans ce cas, l’agent était visiblement ivre, conduisait sans faire attention et a provoqué l’accident. Pourtant, c’est la victime qui a dû payer les réparations.
Deux accidents en deux jours dans le même coin du 8e arrondissement : cette série interroge sur la sécurité dans cette zone de Bangui. Entre conducteurs négligents, agents malhonnêtes et circulation désorganisée, circuler devient difficile pour les habitants de la capitale centrafricaine.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)