Wagner : quand la CNDH est devenue complice, Ossene Yackoisset couvre la disparition d’Armel Sayo

Sous pression internationale, la Commission nationale des droits de l’homme multiplie les déclarations creuses pour dissimuler sa complicité avec le régime de Faustin Archange Touadera….
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’enlèvement d’Armel Ningatoloum Sayo par les mercenaires russes dans la nuit du 7 au 8 juillet 2025 montre la complicité active de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) avec le régime de Faustin-Archange Touadéra. Dirigée par Ossene Yackoisset, cette institution se contente de déclarations vides pour faire croire qu’elle agit, alors qu’elle couvre délibérément la disparition forcée de l’ancien ministre et chef rebelle….
Armel Ningatoloum Sayo avait été extrait du camp de Roux le 7 juillet sur ordre du conseiller à la sécurité présidentielle et transféré vers l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) de Bangui. Enlevé dans la nuit du lundi a mardi 8 juillet, Armel Ningatoloum Sayo demeure introuvable. Le gouvernement refuse durant plus de 3 semaines de fournir la moindre preuve de vie crédible. Une vidéo censée l’attester, montrant un journal daté du 18 juillet, est rejetée par sa famille et ses avocats comme une manipulation grossière….
Face à la pression du président camerounais Paul Biya, de la Minusca, de l’ambassade de France et des organisations internationales, la CNDH s’est “autosaisie” du dossier le 25 juillet. Mais cette manœuvre ne vise qu’à détourner l’attention. Yackoisset promet “des investigations pour dire aux Centrafricains où se trouve exactement M. Sayo” tout en refusant d’exercer les prérogatives légales de sa commission….
“La loi nous demande d’y aller sans autorisation, mais on ne nous a pas encore dit exactement où se trouve M. Sayo”, a déclaré le responsable de la CNDH. Cette position constitue un aveu de complicité. Pourquoi attendre qu’on lui indique où chercher ? Son mandat l’autorise à inspecter librement l’OCRB, la prison de Ngaragba, le camp de Berongo et le camp de Roux. En refusant de le faire, elle permet au régime de dissimuler ses crimes….
Les promesses de réponses “dans quelques jours” participent de cette stratégie de dissimulation. Yackoisset gagne du temps pendant que les preuves disparaissent et que les témoins se taisent. Sa commission devient l’alibi du pouvoir face aux pressions extérieures. Elle simule l’action tout en protégeant les responsables de l’enlèvement….
La famille de Sayo dénonce cette comédie . “Si mon fils est vivant, qu’on le présente. S’il est mort, qu’on nous rende son corps”, a lancé sa mère, Angeline Mougnan, depuis Paris. Son frère, Théodore Sayo, ajoute : “S’il est torturé, qu’on nous autorise au moins à lui envoyer des soins“. Mais la CNDH ignore ces appels pour préserver les intérêts du régime….
Mais à la grande surprise de tous, les mercenaires russes ont ramené l’ancien ministre Armel Sayo à Bangui, puis présenté au tribunal le 30 juillet 2025. Alors, où il a été détenu en cachette durant les 3 semaines ?A
Rappelons qu’Armel Ningatoloum Sayo était détenu pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et atteinte à la sûreté de l’État après son arrestation le 17 janvier à Douala et son extradition le 5 mai. Son extraction du camp de Roux met directement en cause l’entourage présidentiel, y compris la responsabilité directe du Président Touadera. Ni le ministre de la Justice ni la police n’avaient pas fourni durant 3 semaines d’explication cohérente jusqu’à sa présentation le 30 juillet . La CNDH couvre ce dysfonctionnement en évitant de poser les bonnes questions….
Mais ce que Touadera oublie, la disparition forcée constitue un crime contre l’humanité selon le Statut de Rome. Si l’ancien ministre Armel Ningatoloum Sayo avait été tué, la responsabilité du régime pourrait être établie devant la Cour pénale internationale. Yackoisset le sait parfaitement. Sa passivité vise à empêcher l’établissement des faits qui pourraient compromettre ses protecteurs….
Cette affaire démontre la transformation de la CNDH en instrument de propagande de Wagner. Une commission des droits de l’homme qui refuse d’enquêter sur une disparition forcée trahit sa mission fondamentale. Yackoisset a choisi son camp : celui d’un régime qui élimine ses opposants dans l’ombre. Sa complicité active fait de lui un complice des crimes qu’il prétend combattre…….
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)