Empoisonné lors d’une réunion avec le ministre Zingas, Dr René Mandy, président du centre d’examen du lycée Boganda de Bangui, est mort dans des conditions suspectes

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Le 26 juin, Dr René Mandy, président du centre d’examen du Lycée Barthélémy Boganda et enseignant à l’École Normale Supérieure de Bangui, a perdu la vie après avoir bu un jus lors d’une réunion tenue par le ministre de l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zinga, et son collègue de l’Énergie, Bertrand Arthur Piri.
Après l’accident du 25 juin au lycée Barthélémy Boganda, causé par un câble électrique défectueux qui a semé la panique et entraîné la mort de plusieurs élèves, Dr René Mandy a été invité à rencontrer les deux ministres. Cette réunion, organisée le lendemain 26 juin, visait à discuter des circonstances de la tragédie et à gérer les suites administratives.
Durant cette réunion, des boissons et jus ont été offerts au professeur René Mandy. Mais une fois rentré à la maison, Dr René Mandy a commencé à ressentir de fortes douleurs au ventre. Son abdomen a rapidement enflé, son ventre gonfle pas possible, inquiétant sa famille. Son épouse lui a demandé qu’il était où, et ce qu’il a mangé durant la journée. Il a expliqué qu’il n’avait rien mangé et qu’il avait seulement bu le jus offert pendant la réunion. Son épouse, éclatée de cri, explique que le Professeur René Mandy serait probablement empoisonné. Transporté à l’hôpital, Dr René Mandy n’a pas survécu, il est mort dans un mystère total.

Lors des obsèques, son fils a pris la parole pour affirmer publiquement que son père avait été probablement empoisonné lors de cette réunion avec les ministres Zingas et Piri. Des proches, des collègues et plusieurs sources judiciaires et des nations-unies ont confirmé cette version. Le nom des deux ministres est revenu dans presque tous les témoignages recueillis par la rédaction du CNC.
Et ce n’est pas aujourd’hui qu’on cite le nom du ministre de l’éducation dans des faits similaires. Aurélien Simplice Zinga est déjà cité dans d’autres affaires de morts suspectes. Son nom avait été évoqué dans la disparition de l’ancien ministre d’État Cyriaque Gonda, fondateur du PNCN et de l’IFDO. La famille de Gonda avait à l’époque pointé Zinga, sans que l’affaire ne connaisse de suite judiciaire claire. Plusieurs voix estiment que ces méthodes servent à écarter toute personne considérée comme gênante ou qui pourrait révéler des informations sensibles.
Dans la même période de ce drame, le directeur général de l’ENERCA, Patient Béndima, a été convoqué par le ministre Piri dans son ministère pour une soi-disant réunion avec les inspecteurs. Mais le DG, lui, il était quand-même vigilant. Il avait catégoriquement refusé de boire de l’eau ou du jus servi lors de la réunion. Ce qui avait provoqué la colère du ministre Piri qui avait appelé les policiers de l’OCRB qui étaient venus l’embarqué comme un grand Bandi derrière leur pick-up, et ce, avec les deux mains menottées. Depuis, il reste détenu dans les geôles de l’OCRB, sans même sortir dehors, renforçant les soupçons d’un plan plus large visant à contrôler la communication autour du drame du lycée.
La mort de Dr René Mandy intervient alors que le pays pleure déjà la disparition de dizaines d’élèves. Ce professeur, respecté dans son milieu, se retrouve à son tour victime d’une logique d’élimination.
Pourquoi ajouter un mort de plus, alors que la société traverse déjà un deuil profond ? Pourquoi viser un enseignant dont le rôle était d’encadrer et de protéger les candidats au baccalauréat ? Les noms d’Aurélien Simplice Zinga et de Bertrand Arthur Piri, aujourd’hui cités par plusieurs proches et soutenus par les premiers éléments d’enquête, posent des questions lourdes.
La disparition de Dr René Mandy montre une réalité bien plus grave que celle annoncée officiellement. Un homme, engagé pour l’éducation et le service public, est tombé, non pas par hasard, mais au cœur d’un système prêt à tout pour préserver ses intérêts….
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
