Une garderie bilingue ouvre ses portes à Bangui : un tremplin pour l’éveil des tout-petits

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Une nouvelle lueur d’espoir pour la petite enfance a émergé dans la capitale centrafricaine. Fondée par Simone Tomté, la garderie bilingue Tessimpton, située derrière la FATEP, accueille désormais les enfants dès 18 mois dans un environnement à la fois éducatif et ludique, conçu pour stimuler leurs premiers apprentissages.
#### Combler un vide pour les parents Dans un contexte où les structures adaptées pour les tout-petits font défaut, de nombreux parents se retrouvaient démunis, contraints de laisser leurs enfants à la maison sans accompagnement pédagogique. « Beaucoup d’enfants de 18 mois à 3 ans restaient livrés à eux-mêmes, et les parents m’ont partagé leurs préoccupations », confie Simone Tomté, formée en éducation préscolaire en France.
Inspirée par les haltes-garderies et les centres aérés, elle a imaginé Tessimpton comme un espace hybride, alliant garde, éveil et initiation scolaire. « Ce n’est pas seulement une garderie : nous introduisons les enfants au rythme de l’école à travers des chants, des jeux et des activités qui éveillent leur curiosité », explique-t-elle avec passion.
Un programme sur mesure pour chaque âge
La garderie propose deux formules adaptées :
– La halte-garderie, pour les enfants de 18 mois à 3 ans, à condition qu’ils soient propres et suffisamment éveillés pour participer.
– L’école maternelle bilingue, pour les 3 à 5 ans, avec une pédagogie progressive qui pose les bases de l’apprentissage scolaire.
En période de vacances, un centre aéré prend le relais, offrant des activités récréatives et éducatives. « Notre but est de préparer les enfants en douceur à la vie scolaire, tout en cultivant la joie et la créativité », souligne la fondatrice.
Des progrès qui séduisent les parents
Lors de la cérémonie de fin d’année scolaire, les enfants ont ébloui l’assistance par leurs récitations et leurs chants, témoignant de leurs avancées. « Certains, qui parlaient à peine, ont gagné en confiance et se sont exprimés devant tous. Les parents sont comblés ! », se réjouit Simone Tomté.
À venir : un centre aéré estival
Prochaine étape pour Tessimpton : l’ouverture du centre aéré dès le 17 juin, pour un mois d’activités estivales riches en découvertes….
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![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)