Karim Meckassoua appelle à la résistance pacifique : « Nous allons lutter jusqu’à ce que Toadera puisse rendre gorge »
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Par : la rédaction de ,
L’ancien Président de l’assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua est clair.Le refus de la soumission face au triomphalisme de l’autocrate empereur dictateur Faustin-Archange Touadera.
Malgré la lourde sentence de condamnation à perpétuité prononcée par un appareil judiciaire aux ordres, la détermination reste intacte dans le camp de la résistance démocratique centrafricaine. Depuis son exil forcé en France, Karim Meckassoua, ancien président de l’Assemblée nationale, oppose un démenti cinglant aux velléités de soumission de l’empereur-dictateur Faustin Toadera. Pour l’opposition, ce verdict inique ne marque pas la fin d’un combat, mais le catalyseur d’une mobilisation historique pour la libération de la patrie.
« Nous allons lutter pacifiquement jusqu’à ce que Toadera puisse rendre gorge » Face aux armes de la terreur, à l’emprisonnement illégal de députés comme Dominique Yandokar et aux menaces physiques directes visant des figures de premier plan telles que Ziguélé et Dologuélé, Karim Meckassoua définit la ligne stratégique et morale de la contestation. Contre un pouvoir qui s’effondre dans la violence arbitraire, le choix se porte de manière inflexible sur les armes de la légitimité, du droit et de la mobilisation citoyenne.
« Tous ces responsables politiques réunis le 25 septembre à Paris ont une compétence extraordinaire pour pouvoir diriger le pays. Mais qu’est-ce que fait le président Toadera ? Il met en prison en toute illégalité un député. Donc c’est la menace, c’est la force. Et ça, le peuple centrafricain ne peut pas accepter. Donc il y a une forme de résistance. Comment vous voulez faire ? Nous allons lutter pacifiquement jusqu’à ce que le président Toadera puisse rendre gorge.
Cette expression forte, « rendre gorge », résonne comme une exigence absolue de justice, de reddition des comptes et de restitution de la souveraineté nationale. Elle signifie que l’empereur-dictateur Toadera devra tôt ou tard restituer au peuple centrafricain tout ce qu’il lui a volé : sa Constitution de 2016 piétinée, ses ressources minières et forestières bradées à la milice de mercenaires Wagner, et la dignité de ses institutions confisquée par une gestion paranoïaque du pouvoir.
L’union sacrée de Paris et le rejet du coup d’État constitutionnel
Le socle de cette résistance pacifique repose sur une union sacrée inédite scellée à Paris. Autour du communiqué historique du 25 septembre 2023, quatre anciens Premiers ministres, des présidents d’institutions, des professeurs d’université et des leaders de la société civile ont acté le divorce total avec le régime autocratique de Bangui. L’opposition réaffirme son refus catégorique de reconnaître la validité et la légitimité de la prétendue Constitution du 23 août 2023, une imposture juridique taillée sur mesure pour permettre à l’empereur-dictateur de s’éterniser au pouvoir à partir de 2025.
En s’appuyant sur un appareil répressif hypertrophié qui ne tient que par l’invasion de forces étrangères – le cartel de mercenaires composé de Wagner, de la société privée américaine Bancroft, et de contingents ougandais ou rwandais – Toadera s’est définitivement coupé de sa propre armée nationale et de son peuple. Face à cette dérive dictatoriale hors de contrôle, l’appel de Karim Meckassoua à une lutte pacifique mais inflexible incarne le dernier rempart républicain pour sauver la Centrafrique du chaos.
Par Alain Nzilo
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