Maxime Balalou face à la presse : quand l’ancien détenu joue les communicants
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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Vendredi dernier, Bangui s’est réveillée une nouvelle fois avec une nouvelle qui fait déjà parler dans les ministères et les rues de la capitale. Maxime Balalou, celui-là même qui a connu les geôles avant de se retrouver ministre de la Communication, a organisé un point de presse qui ressemble plus à un numéro de cirque.
Le théâtre de la communication officielle
L’homme qui tient aujourd’hui le micro du gouvernement centrafricain n’a pas la langue dans sa poche. Mais ses mots sonnent étrangement familiers à ceux qui connaissent les méthodes de Wagner, ces “conseillers” russes qui dictent la marche à suivre depuis Berengo. Car oui, il faut appeler un chat un chat : quand Balalou parle, on entend l’écho de Moscou.
Le ministre s’est épanché sur ce fameux déjeuner du 30 avril entre Touadéra et les journalistes. Un moment “riche en échanges”, selon ses termes. Mais les confrères présents ce jour-là racontent une tout autre histoire : celle d’un Président monologue où les questions gênantes étaient esquivées avec l’art consommé de celui qui a appris à naviguer dans les eaux troubles du pouvoir.
L’art de quémander tout en fanfaronnant
Parlons peu, parlons bien. Touadéra s’envole pour la Belgique, la main tendue, à la recherche de financements pour les prochaines élections. Alors qu’à Bangui, lui-même et ses ministres martèlent que la Centrafrique est souveraine, indépendante, maîtresse de son destin. Le président en personne ne cesse de prôner l’indépendance du pays, répétant à qui veut l’entendre que la Centrafrique est un pays indépendant. Tous ses ministres reprennent le même refrain.
Cette contradiction politique est frappante. Comment peut-on prétendre tenir debout tout seul quand on court après l’argent des autres ? Surtout quand, dans le même temps, les contrats miniers avec la Russie se multiplient.
L’Oncle Sam et l’Union européenne ont beau multiplier les sanctions contre la Russie, mais les dirigeants centrafricains continuent leur double jeu : supplier l’Occident d’un côté, s’acoquiner avec la Russie de l’autre. Une gymnastique diplomatique inquiétante pour l’avenir du pays.
L’UJCA dans le viseur
Balalou a aussi mis sur la table le dossier de l’Union des Journalistes Centrafricains. Une rencontre prévue le 11 juin pour “restructurer” l’organisation. Traduisez : virer les journalistes qui ne marchent pas droit et les remplacer par des plumes complaisantes.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Les dirigeants actuels de l’UJCA dérangent. Ils refusent de jouer les griots du pouvoir. Alors, on agite la carotte de la “maison de la presse” – cette promesse vieille comme le monde dans nos pays – pour mieux faire avaler la pilule.
Une loi inspirée de Moscou
Le clou du spectacle, c’est cette nouvelle loi sur la presse adoptée le 26 mai dernier par des députés qui n’ont visiblement pas lu le texte qu’ils votaient. Un copié-collé des lois russes qui sent la censure à plein nez.
Maintenant que le mal est fait, Touadéra promet de “relire” le projet. Mais enfin, où étaient donc ses conseillers quand ce texte passait en Conseil des ministres ? Dormaient-ils, ou bien cette loi liberticide était-elle voulue dès le départ ?
Le malaise persiste
Au final, cette conférence de presse de Balalou laisse un goût amer dans la bouche. On y a entendu beaucoup de mots, mais peu de vérités. Beaucoup de promesses, mais peu de garanties.
Les Centrafricains voient bien que derrière les belles paroles se cache une volonté de museler la presse, de formater l’information, de transformer les journalistes en perroquets du pouvoir.
Wagner peut bien tirer les ficelles depuis l’ombre, les citoyens de ce pays ont encore assez de jugeote pour distinguer le vrai du faux. Et quand un ancien détenu devenu ministre leur fait la leçon sur la liberté de la presse, ils ne peuvent que hausser les épaules et se demander jusqu’où ira cette comédie….
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
