Touadera, il y a un dégât au lycée de Fatima à Bangui, va vite le réparer, c’est toi qui as créé tout ça

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Dimanche, le mur du lycée de Fatima à Bangui s’est écroulé sous les pluies, laissant élèves et voisins en détresse. Touadera, champion des dépenses inutiles, est derrière ce fiasco. Qu’il répare vite ! Pendant que des familles comptent leurs pertes et que le proviseur François d’Assise-Zou-Bradoux appelle à l’aide, l’État, lui, reste étrangement silencieux.
Le chef de l’établissement n’a pas caché son désarroi. Il a tendu la main aux anciens élèves, aux partenaires privés, à tous ceux qui pourraient donner un coup de pouce pour rebâtir ce mur essentiel à la sécurité des élèves. Mais la question brûle les lèvres : pourquoi faut-il quémander auprès de particuliers alors que l’État dispose de ressources colossales ? Pourquoi ce proviseur doit-il se débrouiller seul face à une crise qui touche des centaines d’enfants, alors que le gouvernement dépense sans compter pour des priorités bien moins urgentes ?
Ce même dimanche, pendant que le mur du lycée Fatima cédait, les dirigeants du pays avaient mieux à faire. On apprenait que 200 millions avaient été engloutis dans des festivités tape-à-l’œil : anniversaires, célébrations du pouvoir, grand show à stade 20 000 places à Bangui. Une coïncidence qui laisse un goût amer. Et comme si ça ne suffisait pas, un chèque de 15 millions a été remis en grande pompe au président Touadera pour financer sa caution pour la présidentielle de décembre prochain. Quinze millions pour une candidature, mais pas un centime pour un mur qui protège des élèves. Faut-il en rire ou en pleurer ?
Le contraste est saisissant. D’un côté, un lycée en détresse, des élèves exposés, des familles inondées. De l’autre, un gouvernement qui joue les généreux avec l’argent public, mais seulement quand ça sert ses intérêts. Touadera manque-t-il de fonds pour sa campagne au point qu’on lui tende une enveloppe aussi généreuse ? Visiblement pas. Alors pourquoi ce même État ne trouve-t-il pas 15 millions pour reconstruire une clôture qui, une fois debout, garantirait la sécurité d’une école entière ? La réponse est simple : les priorités sont ailleurs, et elles ne concernent pas le bien-être des citoyens.
Cette histoire n’est pas juste celle d’un mur qui s’écroule. C’est celle d’un pouvoir qui tourne le dos à ceux qu’il est censé servir. Pendant que les responsables dudit lycée se démènent pour trouver des solutions, l’État, lui, préfère dépenser sans vergogne pour des apparences plutôt que pour des réalités. Le proviseur du lycée Fatima peut bien lancer tous les appels du cœur qu’il veut, il sait déjà que de Bangui, on ne l’entendra pas. Pas parce qu’on ne l’écoute pas, mais parce qu’on s’en fiche.
La sécurité des élèves, la sérénité des familles, la dignité d’une communauté éducative : tout ça pèse bien peu face à la prochaine fête ou au prochain chèque. Le message est clair : à Bangui, on peut laisser un lycée s’effondrer, tant que les projecteurs restent braqués sur le pouvoir. C’est une honte, et elle a un prix – celui que payent aujourd’hui les élèves du lycée Fatima….
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![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)
