L’échec des FACA à Yaloké : la Montée inquiétante des braquages
Bangui, 23 octobre 2023 (CNC) – À Yaloké, dans l’Ombella-Mpoko, une atmosphère d’insécurité s’installe de plus en plus, laissant la population locale dans la peur et l’incertitude. La principale source d’inquiétude réside dans la montée des braquages à bras armés dans la ville, et tous les doigts accusateurs se pointent vers les forces armées centrafricaines (FACA), lesquelles sont suspectées d’être à l’origine de ces actes criminels de plus en plus fréquents.
Le vol à main armée devient une réalité terrifiante à Yaloké, située à 225 kilomètres de Bangui sur la route de Bossembélé. Selon les témoignages des résidents, les braqueurs, la plupart du temps, s’habillent en treillis militaires et masquent leur visage pour mener leurs attaques. Déjà, quatre opérateurs économiques ont été victimes de ces malfrats en l’espace de trois mois seulement. Le dernier cas en date s’est produit dans la nuit du mardi au mercredi précédent, au quartier Bossangoa 2, où un autre opérateur a été la cible de deux individus vêtus de treillis militaires. Face à sa résistance, les braqueurs ont ouvert le feu sur lui, le blessant grièvement à l’abdomen.
Le chef de quartier de Bossangoa 2 exprime sa perplexité face à la situation : « Dans ma localité, ça s’est produit deux fois. La force est présente, mais pourquoi de tels événements se multiplient-ils ? Je demande au gouvernement de remplacer les militaires actuels pour que la paix puisse être rétablie. »
La montée des braquages dans la ville a suscité l’indignation parmi la jeunesse locale. Le premier vice-Président de la jeunesse appelle à plus de responsabilité pour assurer une sécurité digne de confiance : « La jeunesse est vraiment mécontente de ce qui se passe ici à Yaloké. Il y a deux bataillons, la police et la gendarmerie, et pourtant, les questions restent sans réponse. Nous voulons que la ville soit sécurisée. »
Le sous-préfet de Yaloké, Bruno Bangolo, dénonce également cette pratique criminelle qui perturbe la quiétude de ses concitoyens. Il souligne : « Il y a la police et la gendarmerie. Il y a deux bataillons des FACA basés ici à Yaloké, BIT 6 et BIT 9. Face à la recrudescence de ces braquages dans la sous-préfecture de Yaloké, je souhaite que les responsables de ces entités assument leurs responsabilités pour protéger la population contre ces actes barbares. »
Il est important de noter que, en plus des braquages en plein centre de la ville, ces hommes armés s’attaquent parfois à des civils aux alentours de Yaloké, semant la terreur dans la région.
Dans ce contexte, il est incontestable que les FACA, dont la présence est censée garantir la sécurité des citoyens, ont échoué dans leur mission à Yaloké. La montée des braquages met en lumière l’inefficacité des forces armées centrafricaines et génère une crise de confiance au sein de la population locale, qui se sent abandonnée face à la montée de la violence.
Pour la société civile locale, il est impératif que des mesures soient prises de toute urgence pour restaurer la sécurité et la confiance à Yaloké. Selon ces organisations, les FACA doivent être réévaluées et réformées pour remplir leur mission première, qui est de protéger les citoyens et de maintenir la paix. En l’absence de changements significatifs, la ville de Yaloké risque de sombrer encore plus profondément dans l’insécurité, laissant ses habitants vivre dans la peur constante.
Par Anselme Zato
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![Centrafrique : les soldats FACA se sont transformés en bandits de grand chemin à Ouanda-Djallé Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle-218x135.jpg)