Gestion chaotique à l’UNOPS Afrique centrale : licenciements massifs, népotisme et projets bloqués en Centrafrique

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Une nouvelle alerte accable la gestion de l’UNOPS en Afrique centrale. Entre purges ethniques du personnel et résiliation de contrats par le gouvernement centrafricain, le bureau dirigé par Nathalie Angibeau s’enfonce dans le chaos.

 

Un climat de terreur et une gestion sous le signe du népotisme

 

La tension atteint son paroxysme au sein du Bureau multipays pour l’Afrique centrale (CAMCO) et de celui pour l’Afrique du Nord (NAMCO) de l’UNOPS, tous deux placés sous la direction de Nathalie Angibeau. Dans une sixième lettre de dénonciation rendue publique le 13 août 2026, des employés décrivent une gouvernance toxique marquée par des abus d’autorité, du harcèlement et des représailles ciblées. Selon les témoins sur le terrain à Bangui, la directrice générale s’apprête à licencier sans ménagement près d’une cinquantaine de travailleurs centrafricains d’ici le mois de décembre 2026. Cette purge sociale répondrait à une volonté manifeste de privilégier ses compatriotes haïtiens au détriment des cadres et nationaux qualifiés.

 

Gestion chaotique à l'UNOPS Afrique centrale : licenciements massifs, népotisme et projets bloqués en Centrafrique
Les activités des employés de l’UNOPS en activités des travaux de route entre Ndélé et Ouadda-Maïkaga

 

La déstabilisation méthodique des ressources humaines de la mission

 

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Pour imposer cette hégémonie, la direction procède au remplacement de tous les responsables régionaux appréciés pour leur professionnalisme. L’ancien chef de bureau, le Béninois Fred Fanou, reconnu pour son travail exceptionnel, a été évincé sans ménagement pour être remplacé par une proche de la directrice, Barbara Manouchka. La même logique de favoritisme a frappé le service des ressources humaines à Bangui, où le responsable Raja, présent depuis de nombreuses années, a été écarté au profit d’une agente haïtienne n’ayant jamais posé le pied en République centrafricaine. Cette réorganisation arbitraire bloque désormais le traitement et le paiement des salaires de dizaines de contractuels, plongeant les familles dans la détresse.

 

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Le gouvernement centrafricain rompt définitivement ses accords avec l’UNOPS

 

Les conséquences de cette désorganisation ne se limitent pas au traitement du personnel, elles paralysent également les projets d’infrastructures majeurs. Alors que l’accord conclu en septembre 2022 et révisé en mai 2026 dépassait les 34 millions de dollars, soit plus de 19 milliards de francs CFA avec un soutien massif de la Banque mondiale, l’UNOPS n’a pas honoré ses engagements contractuels envers les entreprises de BTP. Des projets vitaux comme la réhabilitation de la section routière Ndélé-Ouadda et la construction de quatre ponts sur l’axe Mbrès-Bamingui-Ndélé accusent des retards catastrophiques. Face à cette défaillance financière et technique, le gouvernement centrafricain a publié un communiqué le 7 juillet 2026 pour annoncer l’arrêt de toute nouvelle collaboration avec l’UNOPS et a officiellement demandé à la Banque mondiale de cesser tout financement transitant par cet organisme.

 

Des vagues de représailles pour étouffer les lanceurs d’alerte

 

Au sein de l’institution onusienne, la contestation interne est étouffée par la menace permanente de révocations immédiates. Une enquête interne a révélé une méfiance généralisée et un niveau de satisfaction historiquement bas parmi les employés à l’égard de la direction d’Afrique centrale. Pourtant, aucune mesure corrective n’a été prise par les organes d’investigation de l’UNOPS. Les agents osant dénoncer ces dérives font l’objet de persécutions administratives et de licenciements abusifs. Coincés entre des retards de paie intentionnels, un favoritisme flagrant et l’arrêt des chantiers nationaux, les travailleurs centrafricains assistent impuissants à la dégradation d’une agence devenue le symbole de l’injustice sociale et de l’incapacité de gestion à Bangui.

 

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Face à cette crise, les licenciements massifs et les projets bloqués ont conduit le gouvernement centrafricain à rompre ses accords avec l’organisme.

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