Le directeur adjoint de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Djamaka, a reconnu, lors d’une assemblée générale tenue jeudi 20 août 2026 à Bangui par les employés de l’UNOP de la Minusca, que des « nos beaux-frères » figuraient parmi les personnes recrutées lors de la dernière campagne d’embauches.
Cette déclaration a été faite devant des contractuels individuels de l’ONU et des travailleurs journaliers, communément appelés « Daily Workers », réunis avec des représentants de la MINUSCA et de l’UNOPS pour discuter de leurs conditions de travail et des retards de paiement.
Les échanges portaient notamment sur les difficultés rencontrées par ces travailleurs depuis plusieurs mois. Les contractuels ont évoqué les retards de salaires, les problèmes liés à leurs contrats et les conditions dans lesquelles ils exercent leurs activités au sein de la mission.
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Au cours de l’assemblée, la question des effectifs a également été soulevée. Djamaka a évoqué la découverte de plusieurs centaines de travailleurs considérés comme fictifs dans les fichiers de la mission. Selon les éléments exposés durant la rencontre, plus de 400 travailleurs fantômes auraient été identifiés parmi les contractuels individuels et les travailleurs journaliers.
Le responsable de la MINUSCA a expliqué que cette situation avait contribué aux difficultés budgétaires rencontrées par la mission. Il a indiqué que des vérifications étaient nécessaires pour déterminer les effectifs réellement actifs et permettre une meilleure gestion de la masse salariale.
C’est dans ce contexte que Djamaka a également évoqué la dernière vague de recrutement. Selon ses propos rapportés lors de l’assemblée, le recrutement aurait porté sur environ 1 000 personnes alors que les besoins initiaux étaient estimés à environ 300 travailleurs. Il a reconnu que des « nos beaux-frères » figuraient parmi les personnes recrutées.
Cette déclaration a retenu l’attention des contractuels présents à l’assemblée. Elle intervient alors que plusieurs travailleurs demandent des explications sur la gestion des recrutements et sur les critères utilisés pour sélectionner les contractuels individuels et les travailleurs journaliers.
Les travailleurs ont également demandé pourquoi les éventuels employés fictifs ne faisaient pas l’objet d’une vérification systématique dans les différentes bases de la MINUSCA. Ils ont notamment proposé que les responsables procèdent à des contrôles base par base afin d’identifier les personnes qui ne travaillent plus ou qui figureraient indûment dans les fichiers de la mission.
Pour les contractuels présents, cette vérification permettrait de clarifier les effectifs réels et d’éviter que les travailleurs effectivement en activité soient pénalisés par des problèmes liés à la gestion administrative des effectifs.
La question des « nos beaux-frères » intervient alors que les contractuels individuels et les travailleurs journaliers sont confrontés à des retards de paiement. Selon les explications données lors de l’assemblée, les difficultés financières de l’ONU affecteraient le processus de paiement, avec des états de salaires devant être préparés puis transmis aux Nations unies à New York avant le déblocage des fonds.
Djamaka a demandé aux travailleurs de continuer à exercer leurs activités malgré les retards de salaires. Le processus administratif pourrait, selon ses explications, nécessiter plusieurs jours avant que les fonds soient disponibles et traités par l’UNOPS, chargé de la gestion administrative des contractuels individuels et des travailleurs journaliers.
Les travailleurs contestent cette situation et demandent que les responsabilités soient clairement établies entre la MINUSCA et l’UNOPS. Ils estiment que les retards de paiement ne peuvent pas être durablement supportés par des personnes qui continuent à travailler sans recevoir régulièrement leur rémunération.
La déclaration de Djamaka sur les « nos beaux-frères » ajoute ainsi un nouvel élément au débat sur les recrutements et la gestion des effectifs au sein de la mission. Elle intervient au moment où les contractuels demandent davantage de transparence sur les embauches, les effectifs réels et les raisons des retards de paiement.
Éric Azoumi
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