
Le pasteur Charles Talingano reproche à Faustin-Archange Touadéra de s’être éloigné de l’héritage de Barthélemy Boganda, fondateur de la République centrafricaine.
Dans sa déclaration, il rappelle la place de Boganda dans l’histoire du pays et insiste sur son discours consacré à l’amour, au sacrifice et au service de la population.
« Le plus grand amour, c’est celui de donner sa vie pour ceux qu’on aime », affirme Charles Talingano en évoquant Boganda.

Le pasteur présente le fondateur de la République centrafricaine comme un homme qui aurait incarné son discours jusqu’au sacrifice de sa propre vie. Il établit un parallèle avec Jésus et insiste sur le fait que Boganda, selon lui, n’aurait pas reculé devant la mort.
« Il n’a pas reculé devant la mort comme Jésus », déclare-t-il.
Nicolas Talingano estime ensuite que Faustin-Archange Touadéra ne reprend plus le langage de Boganda dans ses discours et ses interventions publiques.
« Aujourd’hui, tu n’as plus le langage de Boganda. Tu n’as plus le langage de Boganda », affirme-t-il directement à Faustin-Archange Touadéra.
Le pasteur lui reproche également de ne plus suffisamment évoquer la figure de Boganda dans ses allocutions.
Le Pasteur Talingano reproche à Faustin-Archange Touadéra de rompre avec l’héritage de Barthélemy Boganda en oubliant de mentionner le fondateur de la République centrafricaine dans ses discours officiels.
« Tu ne parles même pas de cet homme. Tu ne fais même pas sa mention dans tes allocutions, dans tes discours », déclare-t-il.
Nicolas Talingano évoque aussi le drapeau centrafricain, auquel il rattache le sacrifice de Boganda. Il estime que l’héritage laissé par le fondateur ne devrait pas être relégué au second plan.
Son propos repose sur une conception de Boganda comme référence politique et morale pour la Centrafrique. Il rappelle notamment son engagement en faveur de l’amour, du sacrifice et du service du peuple.
Pour le pasteur, cette référence doit rester présente dans la manière de diriger le pays. Il demande ainsi à Faustin-Archange Touadéra de mesurer la distance entre son action actuelle et les valeurs qu’il associe à l’héritage de Boganda.
Cette partie de la déclaration constitue une critique directe de Faustin-Archange Touadéra sur sa relation avec la mémoire et l’héritage politique du fondateur de la République centrafricaine. Actions disponibles




