Plusieurs employés de CORE AVIATION SERVICES (CAS), société opérant à l’aéroport international Bangui-M’Poko, contestent leur licenciement intervenu après la fin de la période de réquisition et ont saisi l’inspection du travail.
D’après les éléments recueillis par la rédaction du CNC et l’examen de plusieurs contrats de travail, des employés disposant de contrats à durée indéterminée (CDI) ont été écartés sans notification individuelle de licenciement, sans préavis et sans règlement des droits qu’ils estiment leur être dus.
La rédaction du CNC a recueilli plusieurs témoignages concordants sur les conditions dans lesquelles ces licenciements ont été effectués. Les employés concernés dénoncent une procédure qu’ils considèrent comme irrégulière et parlent d’une cabale visant certains membres du personnel.

Des CDI rompus sans préavis
CORE AVIATION SERVICES a pris en charge les activités après le départ de HS. Plusieurs employés issus de l’ancienne structure ont poursuivi leur activité dans le nouveau dispositif, avec des contrats de travail dont certains sont des contrats à durée indéterminée.
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À la fin de la période de réquisition, une partie de ces employés s’est retrouvée écartée de l’entreprise. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, plusieurs personnes disposant de CDI n’ont reçu ni notification écrite précisant la rupture de leur contrat, ni préavis avant leur mise à l’écart.
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Cette situation pose une question au regard du droit du travail centrafricain. Le Code du travail prévoit qu’une rupture d’un contrat à durée indéterminée doit faire l’objet d’une notification écrite et respecter un délai de préavis, sauf notamment en cas de faute lourde. Les durées prévues varient selon la catégorie professionnelle du travailleur. 
Lorsqu’un préavis n’est pas respecté, le Code du travail prévoit également le versement d’une indemnité correspondant à la rémunération et aux avantages que le travailleur aurait perçus pendant la période concernée. 
Les employés saisissent l’inspection du travail
Face à l’absence de règlement du différend, plusieurs employés concernés ont constitué un collectif et saisi l’inspection du travail.
Les revendications portent notamment sur les conditions de rupture des contrats, le paiement des préavis et des autres droits liés à la fin de la relation de travail, ainsi que sur la remise des attestations de travail.
La rédaction du CNC a également recueilli des éléments indiquant que certains employés concernés sont restés plusieurs mois sans percevoir les droits qu’ils réclament depuis leur départ de CORE AVIATION SERVICES.
La direction générale mise en cause
Les décisions de gestion prises au sein de CORE AVIATION SERVICES sont placées sous la responsabilité du directeur général GOM-AIAM Jacques, assisté du directeur général adjoint NZAMURAMBAHO Thierry.
Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC, des employés qui ont cherché à obtenir des explications sur leur licenciement se sont vu opposer l’argument selon lequel certaines décisions seraient venues « d’en haut ».
La rédaction du CNC n’attribue pas cette expression à une personne en particulier et poursuit ses vérifications sur l’origine exacte des décisions ayant conduit aux licenciements.
Des recrutements après les licenciements
Les employés concernés contestent également l’idée d’une réduction générale des effectifs. Selon plusieurs témoignages recueillis par le CNC, de nouvelles personnes ont été recrutées pour occuper certaines fonctions précédemment exercées par des salariés licenciés.
Les anciens employés estiment que cette situation ne correspond pas à une suppression de postes pour raisons économiques. Ils considèrent plutôt que certains salariés ont été écartés avant l’arrivée de nouvelles recrues.
La rédaction du CNC poursuit la vérification de ces informations à partir des contrats de travail, des documents relatifs aux licenciements et des témoignages recueillis auprès de plusieurs employés.
Un dossier désormais entre les mains de l’inspection du travail
Le collectif des employés licenciés attend désormais l’examen de son dossier par l’inspection du travail. Les intéressés demandent notamment que les conditions de rupture de leurs contrats soient examinées et que leurs droits soient déterminés conformément aux textes applicables.
La rédaction du CNC poursuit son enquête sur la gestion du personnel au sein de CORE AVIATION SERVICES, les conditions de reprise des activités après la réquisition et les autres faits signalés par plusieurs employés de la société. Actions disponibles
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