À Batangafo, les violences entre agriculteurs et éleveurs ravivent un cycle de représailles

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Depuis les dernières semaines d’août 2026, des tensions opposant agriculteurs et éleveurs perturbent plusieurs localités de la préfecture de l’Ouamfafa, dans le nord de la République centrafricaine. Les différends liés aux champs et au bétail ont donné lieu à des attaques et à des représailles.

 

Des champs détruits, des éleveurs attaqués

 

Les agriculteurs accusent des éleveurs d’avoir laissé leurs bœufs pénétrer dans les champs cultivés. Le passage des animaux aurait détruit des parcelles agricoles, provoquant la colère de plusieurs communautés. Des attaques ont ensuite visé des éleveurs ainsi que leurs troupeaux dans certaines zones.

À Batangafo, les violences entre agriculteurs et éleveurs ravivent un cycle de représailles

 

Des habitants expliquent que ces incidents ne constituent pas un phénomène nouveau dans la région. À chaque saison agricole, des conflits apparaissent autour de la divagation du bétail et des dégâts causés dans les champs. Lorsque les mécanismes locaux de règlement ne fonctionnent pas, les tensions peuvent rapidement dégénérer.

 

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Les éleveurs dénoncent les vols de bétail

 

Du côté des éleveurs, les accusations portent principalement sur les attaques et les vols de bœufs. Certains éleveurs affirment que des jeunes de villages s’en prennent à leurs troupeaux et emportent des animaux. Des attaques contre des éleveurs sont également rapportées dans le cadre de ces violences.

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Ces accusations croisées alimentent un cycle de représailles. Une attaque contre un troupeau peut entraîner une riposte contre des agriculteurs ou des habitants, tandis qu’un conflit lié à la destruction d’un champ peut provoquer une nouvelle attaque contre des éleveurs. Les incidents s’enchaînent ainsi d’une communauté à l’autre.

 

Un cycle qui se répète chaque année

 

Dans plusieurs secteurs de l’Ouamfafa, les mêmes causes reviennent régulièrement. Les agriculteurs dénoncent les dégâts causés par les animaux dans les champs, tandis que les éleveurs signalent les vols et les attaques contre leurs troupeaux. Ces différends deviennent particulièrement sensibles lorsque les deux communautés se retrouvent sans mécanisme efficace pour régler rapidement les litiges.

 

La répétition annuelle de ces violences inquiète les habitants. Les campagnes de sensibilisation et les initiatives de dialogue menées dans la région n’ont pas permis, jusqu’ici, d’empêcher complètement la réapparition des mêmes incidents.

 

La MINUSCA tente de prévenir une nouvelle escalade

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) mène des actions de mobilisation et de sensibilisation auprès des communautés concernées. L’objectif est de réduire les tensions, favoriser le dialogue et prévenir les représailles après les incidents liés au bétail et aux activités agricoles.

 

Ces initiatives interviennent alors que les tensions observées depuis la fin du mois d’août semblent connaître une accalmie dans certaines zones. Les habitants restent toutefois préoccupés par la possibilité d’une reprise des violences, compte tenu du caractère récurrent des conflits entre agriculteurs et éleveurs.

 

La question du règlement local reste centrale

 

Pour plusieurs habitants, la sensibilisation doit être renforcée et accompagnée d’un mécanisme permanent de règlement des différends. Les communautés ont besoin de procédures permettant de traiter rapidement les dégâts causés aux cultures, les vols de bétail et les attaques contre les personnes.

 

La prévention passe également par une meilleure surveillance des troupeaux, le respect des espaces agricoles et le traitement rapide des accusations de vol. Sans réponse durable à ces problèmes, chaque nouvel incident risque de provoquer une nouvelle série de représailles dans les villages de la préfecture de l’Ouamfafa.

 

À Batangafo et dans les localités environnantes, l’accalmie observée ces derniers jours reste donc fragile. Le retour au calme ne suffit pas à écarter le risque de nouvelles violences tant que les destructions de champs, les vols de bétail et les attaques entre communautés continuent de se reproduire d’une année à l’autre.

 

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