DOSSIER SPÉCIAL : Diplomatie parallèle et réseaux de faussaires au cœur du Ministère des Affaires Étrangères

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DOSSIER SPÉCIAL : Diplomatie parallèle et réseaux de faussaires au cœur du Ministère des Affaires Étrangères

 

De la Constitution au chaos : comment les faux amis intellectuels de Touadéra, réunis au sein du club think tank, défilent les fesses en l’air
Alain Lamessi , assistant à l’université de Bangui, actuel directeur de cabinet au ministère des affaires étrangères

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Entre faux documents et missions obscures, le Ministère centrafricain des Affaires Étrangères et des centrafricains de l’étranger fait face à l’émergence d’une diplomatie parallèle pilotée par des réseaux d’imposteurs dirigé en sous main par monsieur Alain Lamessi.

 

Une diplomatie de l’ombre en roue libre

Au sein du Ministère des Affaires Étrangères à  Bangui, la rigueur institutionnelle cède peu à peu la place à un désordre méthodiquement préparé. Selon les investigations menées par la rédaction de CNC, étayées par des informations concordantes recueillies à la Primature ainsi qu’auprès de plusieurs sources concordantes, une véritable diplomatie parallèle s’est installée au sommet dudit  l’appareil ministériel.

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Des missions officielles organisées à l’insu de la hiérarchie, des invitations diplomatiques détournées et des individus sans mandat légitime parachutés à l’étranger : le constat dresse le portrait d’un Cabinet fonctionnant en totale autonomie, voire en opposition directe avec sa propre ministre.

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L’axe Tripoli – Lomé : Anatomie de missions fantômes et réseaux d’imposture

Les preuves de ces dysfonctionnements s’accumulent au fil des dossiers. Lors d’une récente invitation adressée formellement par le ministre des Affaires étrangères libyen à son homologue centrafricaine, c’est une délégation conduite par le Directeur de Cabinet Alain Lamessi qui a débarqué à Tripoli, sans que la Ministre n’en soit informée au préalable. Plus grave encore, le Chargé d’Affaires sur place a eu la surprise de voir intégrer à cette mission un individu se présentant comme point focal de la CENSAD pour la RCA, alors même que ce dernier n’est reconnu par aucun texte officiel du ministère. Selon nos informations à la Primature, des soupçons pèsent lourdement sur ce personnage concernant la falsification de documents officiels de l’État et l’usurpation d’instructions ministérielles.

 

Le scénario s’est répété lors d’un déplacement au Togo. Sollicitée auprès de partenaires sous le prétexte d’un partage d’expérience, la mission s’est déroulée dans une opacité totale, sans accord préalable explicite des autorités togolaises et à l’insu des deux chefs de département. Une démarche informelle tenue en coulisses qui a poussé le pays hôte à rappeler poliment mais fermement l’exigence d’une approche pragmatique et transparente dans les relations interétatiques.

Les affaires étrangères en Centrafrique font face à un scandale de corruption diplomatique où des réseaux de faussaires menacent l’intégrité de la représentation nationale.

 

Consuls honoraires et réseaux d’intérêts : La rupture interne

Au-delà des voyages litigieux, la tension interne trouve son origine dans le verrouillage de certains dossiers financiers et stratégiques. La rigueur affichée par la Ministre sur l’examen des candidatures aux postes de Consuls honoraires freinant net les demandes fantaisistes et les tentatives de rétrocommissions a provoqué de vives rancœurs au sein du Cabinet.

 

Accoutumés aux avantages des frais de mission et aux passe-droits, certains hauts responsables ont vu leur marge de manœuvre réduite. En réaction, un travail de sapage piloté par monsieur Alain Lamessi s’est mis en place : retards volontaires dans le traitement des dossiers urgents, rejet des outils de travail modernes et traçables au profit d’une gestion opaque, et tentatives de constitution d’un clan interne visant à paralyser l’action ministérielle tout en alimentant des attaques dans la presse.

 

Un ministère au bord de l’implosion en plein ajustement gouvernemental

Alors que des réorganisations et des ajustements internes se préparent au sein de plusieurs départements ministériels suite au récent remaniement gouvernemental, la fronde interne prend désormais l’allure d’une course contre la montre. Des cadres du ministère confirment sous couvert d’anonymat que le Directeur de Cabinet n’hésite plus à afficher ouvertement ses ambitions politiques auprès de ses troupes, cherchant à imposer une ligne de fracture et à se poser en recours direct pour le futur remaniement.

 

Face à des accusations d’une telle gravité touchant à l’usage de faux papiers, à l’usurpation de fonction et au discrédit de la représentation nationale à l’international, la question de la responsabilité administrative et judiciaire reste entière. Une demande de clarification et un questionnaire formel ont été adressés au Directeur de Cabinet afin d’éclaircir ces faits qui ébranlent les fondations de la diplomatie centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo