Plainte contre X sur l’attaque d’Amdafok, l’opportunisme d’Aristide Briand Reboas face au silence sur les crimes de Wagner

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Plainte contre X sur l’attaque d’Amdafok, l’opportunisme d’Aristide Briand Reboas face au silence sur les crimes de Wagner

Accord de Ndjamena: Aristide Briand Reboas conseille à Touadéra de dormir les deux yeux ouverts
Monsieur Aristide Briand Reboas, ancien ministre de la jeunesse et de sport

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

La sortie médiatique d’Aristide Briand Reboas annonçant le dépôt d’une plainte contre X après les événements d’Amdafok provoque une vague d’indignation et d’ironie au sein de l’opinion publique. Pour de nombreux observateurs, cette démarche judiciaire s’apparente davantage à une manœuvre d’auto-promotion et à une quête de positionnement politique, une pratique tristement célèbre sous le nom de chercher à manger, qu’à une réelle volonté de rendre justice aux victimes centrafricaines.

 

Le parcours du personnage alimente d’ailleurs de vives controverses. Ancien chef des services de renseignement sous le régime de François Bozizé avant de rejoindre les sphères du pouvoir actuel, Aristide Briand Reboas avait été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports. Son passage au gouvernement s’était soldé par un scandale international retentissant. Arrêté et incarcéré en Corée du Sud pour une affaire d’escroquerie et de détournement de fonds portant sur plus de deux cents millions de francs CFA au détriment d’investisseurs coréens, il avait passé plusieurs semaines en prison alors qu’il était encore en fonction, contraignant l’État à intervenir en urgence. Aujourd’hui libéré, le voir se poser en héraut de la justice et du droit soulève de profondes interrogations sur la crédibilité de son action.

 

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Ce qui scandalise davantage les citoyens et les acteurs de la société civile, c’est l’indignation à géométrie variable de cet ancien ministre. Alors qu’il s’empresse de porter plainte pour l’attaque d’Amdafok à la frontière, Aristide Briand Reboas observe un silence absolu face aux atrocités documentées et attribuées aux mercenaires du groupe Wagner. Plus de vingt civils ont été sauvagement égorgés par ces éléments armés, qui sont allés jusqu’à se photographier tout en souriant à côté des têtes de leurs victimes exposées sur des tapis, diffusant eux-mêmes ces images macabres sur les réseaux sociaux. Face à ces crimes odieux et répétés commis sur le sol national par les mercenaires, ni l’ancien ministre ni les organisations qui lui sont proches n’ont eu le courage d’élever la voix ou de saisir les tribunaux.

 

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Cette agitation autour du dossier d’Amdafok apparaît ainsi comme une comédie visant à se rappeler au bon souvenir du pouvoir pour obtenir un nouveau poste budgétivore. Avant d’évoquer la justice pour Amdafok ou de prétendre identifier des coupables à la frontière, Aristide Briand Reboas devrait d’abord répondre de ses propres casseroles financières et s’expliquer sur son mutisme face aux exactions commises quotidiennement contre la population par les mercenaires étrangers à Bangui et à l’intérieur du pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’attaque d’Amdafok met en lumière le contraste entre l’action d’Aristide Briand Reboas et son mutisme face aux crimes du groupe Wagner en Centrafrique.

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