Centrafrique : le pasteur Issène Faki de l’église Bataillon 2 de l’UFEB rattrapé par une dette de 1 800 000 FCFA en direct sur la radio de Fidèle Gouandjika

Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le pasteur Issène Faki, de l’église Bataillon 2 de l’UFEB, se retrouve au cœur d’une affaire d’argent vieille de près de 10 ans, réglée en direct sur les antennes de la radio du ministre conseiller Fidèle Gouandjika devant des milliers d’auditeurs.
Une inscription jamais concrétisée
Le pasteur Issène Faki, actuel responsable de l’église Bataillon 2 de l’UFEB, était auparavant le directeur de l’ESTEB, l’École Supérieure de Théologie Évangélique de Bangui, située au quartier Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement.
À cette époque, un soldat des Forces armées centrafricaines se serait présenté à l’école pour s’inscrire et devenir pasteur. Il aurait rencontré Issène Faki, demandé les informations nécessaires, le coût de la formation, tous les détails. Le pasteur lui aurait tout expliqué.
Selon l’information, le montant réclamé se serait élevé à 1 800 000 FCFA, un calcul établi sur les trois années de formation, première, deuxième et troisième année, avec en plus les cahiers et tout le matériel scolaire nécessaire. Le militaire, qui voulait lui aussi devenir un émissaire de Dieu, aurait débloqué toute la somme et l’aurait remise entre les mains d’Issène Faki, alors directeur de l’établissement.
Un pasteur muté, un dossier bloqué
Peu après, le pasteur Issène Faki a été affecté à la tête de l’église Bataillon 2 et remplacé à la direction de l’école. Le militaire, qui attendait son inscription, a attendu en vain. Il serait allé voir Issène Faki, et depuis, la situation ressemblerait à un jeu de chat et de souris, le pasteur refusant de rembourser.
Cela ferait des années déjà, peut-être entre 2018 et 2019. Le militaire aurait multiplié les démarches sans succès, avant de porter plainte au tribunal. Mais ceux qui suivent les publications de Corbeau News savent déjà ce qu’il en est du comportement du pasteur Issène Faki, plusieurs articles lui ayant déjà été consacrés.
Ce qui est étonnant, c’est qu’au tribunal, Issène Faki aurait joué de ses relations et de ses contacts. L’affaire aurait alors été bloquée, et le militaire débouté pendant des années dans sa tentative de récupérer son argent.
L’intervention de Fidèle Gouandjika en direct
Le militaire est finalement allé voir le ministre conseiller à la présidence, Fidèle Gouandjika, propriétaire de la radio installée elle aussi au quartier Boy-Rabe, le quartier même où se trouve l’école. Gouandjika, connu pour ses interventions directes sur son antenne où il appelle lui-même les personnes concernées pour régler les litiges, a pris le numéro du pasteur Issène Faki et l’a contacté en direct.
Issène Faki a décroché et écouté les faits. Gouandjika lui a demandé s’il reconnaissait avoir reçu telle somme d’argent des mains du militaire. Le pasteur a répondu oui, puis a donné ses explications.
Gouandjika a alors annoncé, en direct sur les ondes, que la plainte était bien réelle et qu’il exigeait le remboursement immédiat, rappelant que cette affaire durait depuis des années.
Un échange tendu à l’antenne
Le ton est monté lorsqu’Issène Faki a répondu que ce n’était pas de cette manière qu’on devait régler un problème, en direct au téléphone. Fidèle Gouandjika a rétorqué que le remboursement devait avoir lieu, faute de quoi il porterait plainte lui-même contre le pasteur, estimant que ce sont des gens comme lui qui salissent le nom des pasteurs et qui utilisent ce titre pour agir n’importe comment.
L’échange, humiliant pour le pasteur Issène Faki, a été suivi par des milliers d’auditeurs. Ce que Corbeau News avait rapporté depuis longtemps s’est trouvé confirmé publiquement sur les antennes de la radio de Gouandjika, et plusieurs auditeurs ont réagi en confirmant la véracité des faits déjà publiés.
Les prochains détails dans les prochains articles.
Par Alain Nzilo
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)
