Franchement, ce régime ne sait pas mentir. Cinq jours d’intense combat à Amdafock entre les rebelles et les forces gouvernementales ? Il faut arrêter vos bêtises ! Les centrafricains ne sont pas des enfants, encore moins des moutons

Voilà la réalité. Ces crimino-mythomanes de la septième république ont été pris par la gorge sur l’affaire d’Amdafock. En annonçant en grande pompe, sur les antennes de la radio Centrafrique ce dimanche 5 juillet 2026 la reprise totale de la ville d’Amdafock après « cinq jours de farouches combats », la Radio Centrafrique et le gouvernement se sont pris dans leur propre piège communicationnel. Retour sur les coulisses d’une manipulation d’information qui peine à cacher la réalité du terrain.
Le mensonge a des jambes courtes : le piège de la chronologie
Le gouvernement a-t-il été pris à la gorge par ses propres versions mensongères ? Oui, vraiment oui. Souvenez-vous, dès le début de l’offensive des rebelles contre la ville d’Amdafock le 30 juin dernier, les canaux officiels s’étaient empressés d’assurer à l’opinion publique que la ville d’Amdafock était déjà sécurisée et sous contrôle des forces régulières. Une annonce alors qualifiée de pure fiction par les observateurs et la population locale, qui constataient la présence continue des rebelles dans la ville.
Alors, les forces coalisées du gouvernement ont réellement repris le contrôle de la ville d’Amdafock ce dimanche 5 juillet 2026. Pour tenter de cacher le premier mensonge et s’aligner sur la réalité , le pouvoir de Bangui a dû opérer une lourde marche arrière rhétorique. En inventant le scénario de « cinq jours d’intenses combats ininterrompus », les bras cassés de la septième république des mythos tentent maladroitement de justifier le décalage entre leurs proclamations passées et la réalité de l’assaut final. Une pirouette qui confirme ce que les anciens rappellent souvent : le mensonge court vite, mais il ne va pas loin.
Des mercenaires et des recrues étrangères loin du « patriotisme » vanté
Derrière le narratif officiel saluant le « professionnalisme » et « l’engagement patriotique » des forces bilatérales, la réalité humaine de l’offensive de ce dimanche dessine un tout autre portrait :
Le fer de lance de l’assaut : Ce sont les hommes du groupe russe Wagner qui ont organisé l’attaque, débutée dimanche matin vers 10 heures et conclue en fin d’après-midi, avant de poser pour les photos de victoire.
Des troupes d’appoint non-centrafricaines : Très loin des communiqués célébrant « les fils de la nation », les renforts utilisés sur le terrain étaient en grande partie composés d’ex-rebelles des factions UPC, 3R et MPC. Recrutés pour la plus part au Tchad ou au Soudan, ces jeunes combattants ne parlent pas un mot de sango et n’ont aucun lien avec la terre centrafricaine qu’ils sont censés défendre.
Une radio nationale transformée en outil de propagande
En diffusant en boucle le communiqué du ministre d’État Évariste Ngamana, dit sorcier de Carnot, la radio nationale s’est muée en caisse de résonance d’une stratégie d’information directement importée des méthodes de communication russes.
Si le gouvernement espère blanchir son image et transformer ce chaos militaire en succès politique, le public n’est plus dupe. Cette tentative de réécrire l’histoire en direct à l’antenne démontre les dérives d’une gouvernance basée sur la façade et l’illusion, au détriment de la vérité due au peuple centrafricain.
Par Alain Nzilo
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