Centrafrique : La CCR menace de marcher sur Bangui et lance un ultimatum au pouvoir
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Par : la rédaction de ,
Un nouveau cap vient d’être franchi dans la crise politique et sécuritaire qui touche le pays depuis plusieurs années. Une nouvelle coalition des groupes armées vient de faire son apparition dans la foulée de l’attaque du 30 juin dernier contre la ville d’Amdafock, située à 60 kilomètres de Birao, à la frontière avec le Soudan, où les rebelles ont occupé la ville.
C’est dans ce désordre généré par le dictateur Touadéra lui-même que, dans un document officiel daté du 1er juillet 2026, une entité baptisée la Coalition Centrafricaine pour le Redressement (CCR) déclare ouvertement son intention d’engager une offensive militaire d’envergure contre la capitale nationale. Signé par son coordonnateur général, M. Mavode Serge Katanga, ce texte marque le début d’une tentative de déstabilisation directe des institutions actuelles issue du troisième mandat de Baba Kongoboro.
Une injonction à la population et aux armées
Dans son message, l’organisation rebelle cherche à imposer son autorité et utilise un ton particulièrement comminatoire pour dicter la conduite à tenir dans les jours à venir. La Coalition Centrafricaine pour le Redressement formule une injonction directe aux civils en déclarant :
« Nous vous invitons instamment à faire des réserves de nourriture, d’eau et de produits de première nécessité pour les prochains jours. »
Cette consigne, qui s’apparente à une tentative d’intimidation psychologique, vise à préparer les esprits à un blocus ou à des combats urbains imminents. L’organisation cherche à saper l’autorité de l’État en annonçant que toutes ses dispositions logistiques et militaires sont validées pour renverser le président Faustin-Archange Touadéra et contraindre les forces bilatérales russes à quitter le territoire.
Un appel à la défection militaire
Au-delà des pressions exercées sur la population civile, la CCR tente de diviser l’appareil sécuritaire de l’État. Elle s’adresse directement aux Forces Armées Centrafricaines (FACA), les exhortant à rompre leur devoir d’allégeance envers le gouvernement légitime. Le groupe exige des soldats qu’ils rejoignent leurs rangs au moment opportun, tentant ainsi de provoquer un effondrement interne des forces régulières.
Bien que le communiqué se veuille rassurant à l’égard des représentations diplomatiques étrangères et des opérateurs économiques, cette annonce de marche sur Bangui replonge le pays dans une période de forte incertitude. La réaction des autorités gouvernementales et le positionnement réel de l’armée sur le terrain détermineront l’issue de cette épreuve de force.
Par Sylvie Mbari
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