Touadera et Zingas, les bras cassés de la septième république, regardez ! Le CEG de Mboula risque de fermer ses portes. Pensez-vous à l’avenir de ces enfants ?

0
23

Touadera et Zingas, les bras cassés de la septième république, regardez ! Le CEG de Mboula risque de fermer ses portes. Pensez-vous à l’avenir de ces enfants ?

Touadera et Zingas, les bras cassés de la septième république, regardez ! Le CEG de Mboula risque de fermer ses portes. Pensez-vous à l’avenir de ces enfants ?
Faustin-Archange TOUADERA et Aurélien Simplice Zingas au palais de la renaissance

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le spectre d’une année blanche plane sur Mboula. Expulsé par l’Église, le CEG n’a plus de bâtiment pour la rentrée de septembre. Le directeur alerte devant l’inertie du gouvernement.

 

En effet, le Collège d’enseignement général de Mboula se trouve dans une impasse totale qui menace directement l’éducation de la jeunesse dans la superfecture de Semkpa-Mbaéré. Fondé il y a tout juste trois ans, cet établissement public a connu une croissance rapide de ses effectifs. Lors de sa première année d’existence, le collège comptait seulement 53 élèves. Ce nombre est passé à 107 la deuxième année, pour atteindre aujourd’hui un total de 183 élèves inscrits de la classe de sixième jusqu’à la classe de troisième. Cette progression chiffrée démontre la volonté farouche des familles et des enfants de s’instruire, malgré l’absence de soutien de l’État.

 

Depuis sa création, l’établissement ne possède aucun bâtiment propre. Pour fonctionner, la direction a dû s’en remettre à la charité de l’École catholique associée de Centrafrique. Les autorités religieuses ont accepté de prêter temporairement un bâtiment comprenant deux salles de classe afin de lancer les activités scolaires. Cependant, après trois années d’attente et d’inaction de la part du ministère de l’Éducation nationale, l’organisation religieuse a décidé de rouvrir ses propres portes et a officiellement demandé la libération immédiate de ses locaux. Le collège public se retrouve ainsi sans aucun lieu pour accueillir les élèves.

 

Le directeur de l’établissement, Maximilien Ngoumalet, a pourtant multiplié les démarches administratives pour éviter le désastre. Des copies de la note d’expulsion envoyée par l’Église ont été transmises à l’ensemble des autorités administratives de la région, ainsi qu’aux responsables académiques à Bangui. Les réponses obtenues se résument pour l’instant à de vagues réactions éparses, sans aucune décision budgétaire ou matérielle concrète. La bureaucratie ministérielle affiche une lenteur déconcertante alors que le calendrier impose une réaction immédiate.

 

Les grandes vacances commencent officiellement le 30 juin, et la rentrée scolaire est fixée au 15 septembre. Le délai de moins de trois mois est largement insuffisant pour concevoir et bâtir de nouvelles infrastructures sans une mobilisation générale et instantanée des fonds publics. Si aucune solution de relogement n’est trouvée d’ici le milieu du mois de septembre, les 183 élèves de Mboula perdront leur droit à l’instruction.

 

Avant l’ouverture de ce collège, les enfants admis au concours d’entrée en sixième n’avaient d’autre choix que de s’exiler vers des centres urbains très éloignés, notamment au lycée Faustin-Marigot de Carnot ou dans la ville de Berbérati. Le manque de locaux va forcer la direction académique à réaffecter ces enfants loin de leurs familles. Pour les parents les plus pauvres, l’impossibilité de financer le transport et l’hébergement de leurs enfants à Carnot ou à Berbérati détruira définitivement toute chance de scolarisation. Les élèves se retrouveront abandonnés à leur sort, exclus du circuit scolaire à cause de la défaillance des gestionnaires de la plateforme politique actuelle.

 

Le nouveau découpage territorial imposé par le pouvoir central a élevé Mboula au rang de chef-lieu, mais cette réforme n’a été accompagnée d’aucun investissement dans les services publics de base. Les nouvelles régions administratives manquent cruellement d’infrastructures, et le cas de ce collège prouve que la décentralisation reste une simple décision de papier. Le gouvernement crée des entités administratives sur le plan théorique mais refuse de débloquer les budgets nécessaires pour construire des écoles ou loger les fonctionnaires.

 

Le personnel enseignant affecté à Mboula se prépare à quitter la zone si aucun abri n’est fourni pour dispenser les cours. Le directeur exprime publiquement son impuissance et ses doutes quant à la tenue de la prochaine rentrée, soulignant que les promesses verbales ne remplaceront jamais des salles de classe en dur. La communauté locale tente de chercher l’appui des organisations non gouvernementales et des partenaires internationaux, espérant pallier la démission complète des structures étatiques. Les jours défilent, les vacances scolaires débutent dans quelques jours, et les autorités de Bangui n’ont toujours pas envoyé la moindre brique ni le moindre financement à Semkpa-Mbaéré

 

Par Patrice Ngala

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube :

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email :

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org