Daniel Nzéwé libéré: le multirécidiviste escroc criminel défie une fois de plus la justice et nargue ses ennemis sur les réseaux sociaux

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Daniel Nzéwé libéré: le multirécidiviste escroc criminel défie une fois de plus la justice et nargue ses ennemis sur les réseaux sociaux

 

Daniel Nzéwé libéré: le multirécidiviste escroc  criminel défie une fois de plus la justice et nargue ses ennemis sur les réseaux sociaux
Daniel Nzewé en garde à vue dans une cellule de l’OCRB à Bangui

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Relâché de sa cellule de l’Office central pour la répression du banditisme dans la nuit de dimanche à lundi, Daniel Nzéwé démontre une nouvelle fois l’efficacité absolue des protections politiques dont il bénéficie au plus haut sommet de l’État. 

 

À peine sorti des geôles de l’OCRB, l’homme s’est empressé d’afficher sa totale impunité en publiant sur sa page Facebook le passage du Psaume 91 affirmant que mille tomberont à ton côté et dix mille à ta droite sans que tu sois atteint. Cette provocation sur les réseaux sociaux illustre le mépris affiché par l’intéressé envers ses victimes et l’institution judiciaire.

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Cette extraction nocturne intervient alors que les charges retenues dépassaient le cadre d’une simple escroquerie pour toucher à l’autorité même de l’État. 

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Après avoir extorqué dix millions de francs CFA à l’entrepreneur Thierry Ouambéti alias Sultan de Dékoa en prétendant exécuter des instructions du ministre des Finances Hervé Ndoba, Daniel Nzéwé aurait dû faire l’objet d’un mandat de dépôt. La tentative du ministre conseiller Fidèle Gouandjika de qualifier l’intéressé de présumé cleptomane apparaît désormais comme une manœuvre grossière préparant le terrain à cette remise en liberté organisée.

 

Rappel: Un procès de Daniel Nzéwé interrompu en pleine audience devant le directeur de cabinet Obed Namsio

 

L’aventure le plus révélateur de ce système d’impunité s’est joué lors du procès concernant la falsification de la signature du directeur de cabinet de la Présidence, Obed Namsio, où Daniel Nzéwé et ses complices ont escroqué plus de 1,5 milliard de francs CFA aux investisseurs canadien, franco-Israël et belges. Dans ce dossier, Daniel Nzéwé avait été transféré de la SRI au tribunal pour assister à son procès. Mais la surprise ce jour est de taille. Alors que le directeur de cabinet Obed Namsio en personne observait le déroulement des débats face au juge, Daniel Nzéwé fait une surprise.

 

Interrogé directement par le président du tribunal sur l’imitation de la signature officielle figurant sur les faux documents administratifs, Daniel Nzéwé a reconnu les faits sans la moindre hésitation. Ensuite, l’escroc cleptomane a justifié son acte devant le juge lors du procès en déclarant froidement qu’il avait imité cette signature parce que le directeur de cabinet était beaucoup trop lent dans le traitement des dossiers. Alors que le magistrat s’apprêtait à poursuivre l’interrogatoire, des éléments de la garde présidentielle ont fait irruption dans la salle sur ordre du Président Faustin-Archange Touadera pour exfiltrer Daniel Nzéwé sous les yeux stupéfaits des magistrats et du directeur de cabinet.

 

La protection présidentielle face à l’accumulation des récidives

 

Cette intervention en pleine séance judiciaire confirme que Daniel Nzéwé bénéficie d’un soutien direct au niveau du Président de la République qui neutralise toute tentative de poursuite contre Daniel Nzéwé. Qu’il s’agisse de la disparition de 14,9 millions de francs CFA confiés par Abel Goumba, des 65 millions de la transaction Bocom ou des détournements de fonds publics, chaque procédure s’arrête brutalement dès que l’appareil d’État intervient. L’usage répété de faux tampons, la création de fausses autorisations ministérielles et l’usurpation de titres gouvernementaux ne débouchent sur aucune sanction pénale durable.

 

La répétition de ces libérations autoritaires transforme l’appareil judiciaire centrafricain en simple figurant et valide la stratégie de défi adoptée par l’intéressé. En quittant les locaux de l’OCRB sans poursuites concrètes malgré une plainte déposée pour escroquerie, Daniel Nzéwé confirme que les décisions de justice s’arrêtent là où commencent les intérêts du pouvoir en place.

 

Par Gisèle MOLOMA

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