Corridor 13 : Le ministre Rokosse-Kamot demande à la population de Mbaïki de “se contenter” de la route étroite et de dire mer
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Les travaux du corridor 13, qui relie la République du Congo à la République centrafricaine et au Tchad, avancent avec un financement de 168 milliards de francs CFA de la Banque africaine de développement. Une mission d’évaluation a eu lieu la semaine passée, menée par le Conseil économique, social et environnemental et le ministère des Travaux publics.
Éric Rokosse-Kamot, ministre de l’Équipement et des Travaux publics, a répondu aux questions sur l’état d’avancement. Il se dit très satisfait du déroulement général, même s’il regrette des retards sur certains lots. Seul le lot 2, de Mbaïki à Gouga, est affecté et montre des progrès visibles sur toute la longueur. Pour limiter les excès de vitesse sur cette route jugée belle, des ralentisseurs seront installés.
Interrogé sur les plaintes de la population qui trouve la route trop étroite et très petite dans la ville de Mbaïki, le ministre a répondu : « Non, je pense qu’il ne faut pas que la population s’étonne qu’ils disent ça, ils sont contents de voir l’enrobé traverser la ville de Mbaïki, même certaines villes de la capitale à Bangui n’ont même pas ça. Alors ils doivent se contenter de ça et de dire déjà merci et puis on essaiera de voir, c’est en fonction de la capacité financière, en fonction de la capacité de ressources que nous avons disposé, que nous avons fait cet ouvrage. Donc on commence déjà par nous contenter de cela et puis après, en fonction de l’évolution et du développement de l’économie de nos pays, on verra la possibilité d’élargir cette route. »
Le projet comporte sept volets. Le volet routier est réalisé à environ 85 %. Les prochains marchés concernent la section de Gouga à Moungoumba avec un pont de 380 mètres sur la Lobaye, puis 30 km jusqu’à la frontière avec le Congo, ainsi que la partie de Mbaïki à Bossongo. Les indemnisations des impactés bloquent encore certains travaux, mais elles doivent intervenir prochainement.
Parmi les autres volets, deux concernent le fluvial : la construction du port de Moungoumba avec entrepôts, bureaux et zones d’activité, plus un appui à la gestion (règles, manuels, conventions). Des activités connexes incluent la construction d’écoles, de centres de santé, des appuis aux jeunes et aux femmes, et un centre dédié aux femmes.
Sur le pont du PK9 à Bimbo, le ministre annonce deux interventions : la réhabilitation de l’ouvrage existant (renforcement des barrières de sécurité et du tablier, sans toucher aux structures de base qui restent solides selon les tests du laboratoire national) et la construction d’un nouveau pont à double voie pour les véhicules. Le pont actuel sera ensuite réservé aux piétons et autres usagers. Les ressources sont déjà mobilisées pour ces travaux.
Le bureau de contrôle vient de l’extérieur car le financement l’exige et le concours est ouvert. Le ministre encourage les cabinets centrafricains à se regrouper pour être plus compétitifs, regrettant leur individualisme qui les handicape face aux profils internationaux. Il insiste sur le respect strict des critères techniques et financiers imposés par la banque, sans patriotisme qui nuirait à la qualité.
Par Éric Azoumi
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