Investiture de Touadéra : un agent d’entretien propulsé DG de l’ONASPORTS suspend tout le sport sur l’ensemble du territoire national

Rédigé le 18 mars 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Pour préparer l’investiture du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra prévue le 30 mars prochain, l’ONASPORTS vient de suspendre toutes les activités sportives sur l’ensemble du territoire centrafricain, sur ordre d’un directeur général très incompétent, nommé par favoritisme par le ministre du tutelle.
La note circulaire N°110/ONASPORTS/DG/DAF/SRH.26, datée du 17 mars 2026 et signée par Christian Francial Malessandji, Directeur Général par intérim de l’Office National de Promotion et de Gestion des Infrastructures Sportives Publiques, ordonne la suspension immédiate de toutes les activités sportives jusqu’à nouvel ordre. Le motif invoqué : les préparatifs de la cérémonie d’investiture du chef de l’État.
Le problème est que seul le stade 20 000 places de Bangui, où se tiendra la cérémonie du 30 mars, est directement concerné par ces préparatifs. Toutes les autres infrastructures sportives du pays, terrains, gymnases, stades de province, n’ont aucun lien avec l’événement. Christian Francial Malessandji a néanmoins choisi de tout fermer, sans délai précis, privant sportifs, étudiants et clubs de leurs espaces d’entraînement et de compétition sur l’ensemble du territoire.
Cette décision d’une portée aussi large prend un relief particulier quand on sait dans quelles conditions Christian Francial Malessandji a accédé à ce poste. Séverin Lidamon, le directeur général titulaire, a été sanctionné et écarté par le ministre de la Jeunesse et des Sports Héritier Doneng il y a quelques jours pour faute lourde à peine. Pour le remplacer, Eritier Doneng n’a pas cherché loin : Christian Francial Malessandji était agent d’entretien au sein de la même structure, chargé du nettoyage des bureaux.
Ce qui a motivé cette promotion hors norme n’est pas un dossier de compétences ni un parcours dans le monde du sport. Christian Francial Malessandji et Héritier Doneng se connaissent depuis le quartier Sara, où ils jouent au football ensemble depuis l’enfance. C’est cette proximité personnelle qui a conduit le ministre à lui confier la direction de l’une des principales institutions sportives du pays, au mépris de tout critère professionnel.
La note qu’il a signée ce 17 mars, d’ailleurs bourrée des fautes, confirme le résultat palpable de ces nominations fondées sur la loyauté plutôt que sur l’expertise. En frappant toutes les infrastructures nationales au lieu de cibler uniquement le stade de 20 000 places, Christian Francial Malessandji a pris une décision dont les conséquences dépassent largement le cadre de l’investiture, et dont aucun sportif centrafricain ne comprend la logique.
Par Gisèle MOLOMA
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