Bakari : un soldat FACA tue un jeune par jalousie, l’armée centrafricaine dévoile son vrai visage criminel
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Au pays de Touadéra, pays des Wagner, pays des bras cassés, pays des criminels, certains soldats de forces armées ont depuis longtemps oublié pourquoi ils portent une arme. Et c’est le peuple qui en paie le prix de cette criminalité.
C’est à Bakari, une petite localité située à environ 78 kilomètres de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, que les faits se sont déroulés. Ce mercredi 25 février 2026, personne dans ce coin du pays ne s’attendait à vivre une telle journée. Un jeune homme du nom de Yaya allait perdre la vie, non pas au détour d’un affrontement armé, mais à cause de la jalousie d’un homme en uniforme.
Tout est parti d’une accusation banale. Un soldat FACA reprochait à Yaya d’avoir dragué sa petite amie. Une histoire de cœur, comme il en existe partout, dans toutes les familles, dans tous les quartiers. Mais chez cet homme en uniforme, cette rancœur a couvé, a grandi, jusqu’à devenir incontrôlable.
Le jour où il a retrouvé Yaya, il n’a pas cherché à discuter. Emporté par sa jalousie, il a dégainé son arme et abattu le jeune homme froidement, en pleine journée, devant des témoins. Un acte d’une violence nue, commis comme si l’uniforme effaçait toute notion de loi et de responsabilité.
Ce drame de Bakari n’est pas tombé du ciel. Il prend racine dans un mal bien plus ancien qui ronge l’armée centrafricaine depuis près de 10 ans. Car cette institution, sur le papier, est censée défendre le territoire et protéger les civils. Mais dans les faits, son recrutement chaotique a ouvert la porte à des individus qui n’auraient jamais dû porter une arme.
Parmi ces soldats, on trouve d’anciens éléments de groupes armés, d’ex-miliciens, des recrues choisies non pas sur leurs compétences mais sur leurs liens ethniques, familiaux ou politiques. Cette façon de construire une armée a produit ce que l’on voit aujourd’hui sur le terrain : des hommes en uniforme qui agissent selon leurs humeurs, leurs intérêts personnels, parfois leurs passions, comme ce soldat de Bakari.
Pourtant, les discours officiels continuent de peindre une tout autre image. On parle d’une armée qui monte en puissance, soutenue par la Russie, encadrée par les instructeurs Wagner. Ces mots-là sonnent fort dans les salles de conférence. Mais à Bakari, à Baboua, dans les villages et villes de la Nana-Mambéré, y compris dans tout le pays, les populations entendent ces discours et regardent autour d’elles avec amertume.
Car la vérité que vivent ces populations est loin des tribunes officielles. Selon plusieurs observateurs proches du terrain, entre 60 et 80 % des effectifs des FACA, y compris certains officiers, se comportent davantage comme des individus au-dessus des lois que comme des militaires républicains. Il existe bien sûr des soldats honnêtes, rigoureux, attachés à leur mission. Mais ils semblent de plus en plus minoritaires dans une institution qui a perdu une grande partie de la crédibilité qu’elle avait autrefois.
Et pendant que cette déliquescence s’installe dans les rangs, c’est Yaya, un jeune homme de Bakari, qui en a payé le prix de sa vie.
Par Julien Mandazou
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Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)