Zawa : Tentative de braquage ratée, trois voleurs arrêtés par la gendarmerie

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Trois malfaiteurs ont tenté de braquer un jeune homme dans la nuit du samedi à dimanche près du village Zawa, dans la circonscription de Yaloké 2, mais les suspects ont été interpellés par les gendarmes.
La localité de Zawa, située à 245 kilomètres de Bangui, a été le lieu spectaculaire d’une tentative de braquage qui s’est soldée par l’arrestation de trois suspects dans la nuit du samedi à dimanche 28 septembre 2025. Cette affaire confirme l’insécurité croissante qui frappe les zones rurales centrafricaines.
Les faits se sont déroulés vers 21 heures au niveau de Ngbangozo sur l’axe de Boy-Balé quand un jeune homme Peul rentrait tranquillement chez lui. Trois voleurs sur une moto ont surgit derrière lui pour lui arracher son téléphone portable des mains. Cette technique du vol à l’arraché, pratiquée par des malfaiteurs motorisés, se répand malheureusement dans tout le pays où les victimes constituent des proies faciles.

La première tentative de vol a partiellement échoué. Dans la précipitation, les agresseurs ont fait tomber le téléphone au sol sans pouvoir le récupérer avant de repartir sur leur moto. La victime a alors ramassé son appareil et l’a mis dans sa poche, pensant l’incident terminé.
Mais les trois voleurs n’avaient pas renoncé. Ils ont roulé quelques mètres plus loin avant d’arrêter leur moto et d’éteindre les phares pour se dissimuler dans l’obscurité. Cette tactique montre clairement une certaine organisation et une connaissance des lieux qui leur permettait de tendre ce piège.
Le jeune homme, ne soupçonnant pas cette embuscade, a continué sa route tranquillement. C’est alors que les trois malfaiteurs ont resurgi, cette fois armés de couteaux et déterminés à passer à un niveau de violence supérieur. Ils ont tenté de poignarder leur victime pour s’emparer définitivement du téléphone.
Heureusement, le jeune homme a réussi à se défendre face à cette agression. Son courage et sa résistance lui ont probablement sauvé la vie dans une situation qui aurait pu tourner au drame. Cette légitime défense a créé suffisamment de bruit pour alerter le voisinage.
L’intervention rapide de la gendarmerie a permis d’interpeller les trois suspects sur le lieu même de l’agression. Cette réactivité des forces de l’ordre témoigne d’une présence effective sur ce secteur, même si elle n’a pas pu empêcher la tentative initiale de vol.
Les trois voleurs ont été conduits à la gendarmerie de Zawa dans un premier temps, puis transférés à Yaloké avant d’être probablement déférés à Bossembélé dans les prochains jours, chef-lieu de la circonscription judiciaire compétente de la zone. Cette procédure respecte le circuit judiciaire normal pour ce type d’infractions.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large d’insécurité qui frappe la République centrafricaine. Le vol sous toutes ses formes : téléphones portables, motos, argent, est devenu un fléau qui touche particulièrement tout le pays, de la capitale aux zones rurales où les moyens de protection sont limités.
Zawa, de par sa position géographique à 245 kilomètres de la capitale, illustre parfaitement la vulnérabilité de ces localités reculées. L’éloignement des centres urbains complique l’intervention des forces de sécurité et encourage les malfaiteurs à opérer dans ces zones.
La technique employée par ces voleurs – vol à l’arraché suivi d’une embuscade armée – montre une escalade dans les méthodes criminelles. De simples pickpockets, ces malfaiteurs n’hésitent plus à recourir aux armes blanches quand leur première tentative échoue.
Cette évolution inquiétante transforme de simples vols en tentatives d’homicide, mettant en danger la vie des victimes pour des biens de faible valeur. Un téléphone portable ne justifie certainement pas de risquer de tuer quelqu’un.
L’affaire de Zawa rappelle aussi l’importance de la vigilance citoyenne. C’est grâce aux cris de la victime qui se défendait que l’alerte a pu être donnée et les gendarmes prévenus. Cette solidarité de proximité reste un atout important face à l’insécurité.
La résistance courageuse de la victime mérite d’être soulignée. Face à trois agresseurs armés, il aurait pu céder et abandonner son téléphone. Mais sa détermination à se défendre a non seulement sauvé ses biens, mais aussi permis l’arrestation des malfaiteurs.
Cette arrestation devrait avoir un effet dissuasif sur d’autres tentatives similaires dans la région. Elle montre que même dans les zones reculées, la justice peut fonctionner quand les citoyens et les forces de l’ordre collaborent efficacement.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)