Ndélé : le jeune Mahamat Hassan poignarde mortellement son épouse et prend la fuite

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Mahamat Hassan , un conducteur de taxi-moto dans la ville de Ndélé a tué sa femme au couteau dans la nuit de samedi à dimanche au quartier Sarah avant de disparaître dans la nature.
Un nouveau féminicide vient d’endeuiller la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 septembre 2025, Mahamat Hassan, jeune conducteur de taxi-moto, a poignardé mortellement son épouse au quartier Sarah avant de prendre la fuite.
Le drame s’est déroulé au domicile du couple dans des circonstances qui restent à éclaircir. Un différend a opposé le mari à sa femme durant la nuit, mais la nature exacte du conflit demeure inconnue. Ce qui est certain, c’est que cette dispute a basculé dans l’horreur quand Mahamat Hassan a saisi un couteau pour porter des coups mortels à son épouse.

Après son acte, le meurtrier présumé Mahamat Hassan a adopté un comportement particulièrement troublant. Il a soigneusement fermé la porte du domicile comme si de rien n’était, tentant probablement de retarder la découverte du crime. Cette préméditation dans la dissimulation témoigne d’une conscience claire de la gravité de son acte.
Mahamat Hassan a ensuite pris la fuite, mais de manière précipitée. Il a abandonné sa moto, outil de travail essentiel pour un conducteur de taxi-moto, suggérant une fuite improvisée. Il est probablement parti à pied, peut-être en direction de la brousse pour échapper aux recherches.
La découverte du crime a eu lieu le dimanche matin grâce à la vigilance des voisins. Ces derniers s’inquiétaient de ne pas voir sortir ce jeune couple qui avait l’habitude de saluer le voisinage chaque matin. Cette routine brisée a éveillé leurs soupçons.
Face au silence inhabituel régnant dans la maison et à l’absence de réponse à leurs appels, les voisins ont décidé de pousser la porte d’entrée. Ne trouvant personne pour répondre malgré leurs coups frappés, ils ont fini par défoncer la porte pour vérifier ce qui se passait à l’intérieur.
La scène découverte était macabre : le corps ensanglanté de la jeune femme gisait au sol, témoignant de la violence de l’agression qu’elle avait subie. Les voisins ont immédiatement alerté les autorités compétentes pour signaler cette découverte tragique.
Les gendarmes et le médecin de l’hôpital de Ndélé se sont rapidement rendus sur les lieux pour procéder aux constatations d’usage. Le médecin a confirmé le décès de la victime avant que sa dépouille ne soit transportée à l’hôpital pour les formalités légales.
Les forces de gendarmerie ont lancé des recherches actives pour retrouver Mahamat Hassan, considéré comme l’auteur présumé de ce crime. Ces investigations se concentrent probablement sur les environs de Ndélé et les zones de brousse où le fugitif Mahamat Hassan pourrait s’être réfugié.
Ce nouveau féminicide s’ajoute tristement à la liste des violences conjugales qui secouent régulièrement la République centrafricaine. Ces drames montre l’ampleur d’un phénomène qui touche toutes les couches sociales et toutes les régions du pays.
L’affaire de Ndélé pousse des nombreux centrafricains à s’interroger sur la prévention de ces violences domestiques. Comment identifier et prendre en charge les couples en difficulté avant que les conflits ne dégénèrent en tragédie ? Cette réflexion devient urgente face à la multiplication de ces crimes.
La fuite du suspect Mahamat Hassan interroge également sur l’efficacité du système judiciaire centrafricain. Trop souvent, les auteurs de violences conjugales disparaissent dans la nature après leurs crimes, échappant aux poursuites et laissant les familles des victimes sans justice.
Comme le rappelle un proverbe centrafricain: “Les deux montagnes ne se rencontrent jamais, mais les personnes finissent un jour à se rencontrer”. Cette sagesse populaire exprime l’espoir que la justice finira par rattraper Mahamat Hassan, où qu’il se cache.
En attendant, une famille pleure sa disparue et une communauté s’interroge sur ces violences qui frappent aveuglément. Le quartier Sara de Ndélé gardera longtemps en mémoire cette tragédie qui a brisé une vie et détruit une famille.
Ce crime aveugle rappelle l’urgence de sensibiliser les populations aux violences conjugales et de renforcer les mécanismes de protection des femmes dans un pays où ces crimes restent trop souvent impunis.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)