Travaux de route entre Ndélé et Ouadda : Les démissions se succèdent, les conditions insupportables du travail poussent les employés à abandonner
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Rien ne va plus sur les travaux de route entre Ndélé et Ouadda où les travailleurs démissionnent les uns après les autres. Le retard de paiement et la dureté du terrain bloquent l’avancement.
Le grand projet routier de la préfecture de Bamingui Bangoran s’enfonce chaque jour un peu plus dans une impasse humaine et logistique. Malgré la reprise très timide des activités après le versement forcé d’un unique mois de salaire sur les trois dus, l’Office National du Matériel n’a mis en place aucun suivi sérieux pour stabiliser le chantier. Cette absence totale de considération pousse les employés vers la sortie, les défections s’enchaînant désormais à un rythme régulier.
Sur le tracé, l’épuisement physique s’ajoute à la colère financière. Un manœuvre vient d’abandonner définitivement son poste et ses outils, expliquant que l’environnement de travail est devenu totalement impraticable. Ce cas est loin d’être isolé puisque la lassitude s’empare de toutes les catégories de personnel affectées à ce projet de terrassement.
L’encadrement technique est lui aussi durement touché par ces réalités rudes. Après le départ collectif pour Bangui de la première équipe des techniciens de laboratoire, la direction avait envoyé de nouveaux personnels en urgence. Le nouveau chef de laboratoire devait s’installer et dormir au village Pkata pour diriger les analyses de sol au plus près des machines. Malheureusement, le manque de confort de base et l’insalubrité des structures d’accueil dans cette localité ont rendu son séjour impossible. Ce cadre technique a dû fuir le village Pkata pour se réfugier à Ndélé afin de trouver un logement décent, s’imposant ainsi de longs trajets fatigants chaque matin pour rejoindre le site.
Ces départs en cascade mettent en lumière les défaillances de l’accord passé entre l’UNOPS, détenteur initial du marché, et l’Office National du Matériel qui gère les équipes. Les travailleurs s’indignent de la passivité de la Banque mondiale. Le bailleur de fonds international continue de verser des enveloppes financières conséquentes sans surveiller la gestion interne de l’administration locale. Les grévistes comparent cette opacité à celle de certains chantiers asiatiques où l’argent coule sans que la base ne reçoive son dû ou ne bénéficie de structures de vie convenables.
La tension monte d’un cran à l’approche de la date butoir fixée par le collectif des travailleurs restants. Les conducteurs d’engins et les ouvriers de terrain maintiennent leur mot d’ordre de grève générale. Si l’intégralité des arriérés de salaire n’est pas versée d’ici le 20 juin prochain, toutes les machines lourdes seront stoppées net. Les équipes prévoient déjà de charger les bulldozers et de rapatrier l’ensemble du matériel vers le centre urbain de Ndélé, ce qui scellera l’arrêt total des travaux.
Par Barthelemy Kossi
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![Après la chute d’Am-Dafok, Bangui relance le récit anti-français pour détourner l’attention des centrafricains sur la débâcle des mercenaires russes Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)

