
Malgré les efforts répétés des organisations internationales et des autorités centrafricaines, la transhumance continue de faire des victimes en République centrafricaine. Au cours de la saison 2025-2026, au moins 131 incidents ont été enregistrés, causant la mort de 35 personnes et faisant 32 blessés.
La transhumance, activité pastorale ancestrale, demeure l’une des principales sources de tensions et de violences en République centrafricaine. Selon le bilan présenté par Daman Darawé, intervenant au nom de la MINUSCA, la saison 2025-2026 a été particulièrement meurtrière : 131 incidents liés à la transhumance ont été enregistrés, causant la mort de 35 personnes et faisant 32 blessés. Encore il faut le savoir, le bilan pourrait être plus lourd que celui présenté par la Minusca.
Ces incidents ont principalement concerné la destruction des cultures, les vols de bétail, les conflits autour de l’accès aux ressources naturelles et aux couloirs de passage, ainsi que l’implication d’acteurs armés dans certaines localités. Un constat qui confirme la persistance des tensions entre éleveurs et agriculteurs, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation menées par les organisations internationales.
Face à cette situation, le gouvernement centrafricain, avec l’appui de la MINUSCA et de ses partenaires, poursuit ses efforts en faveur d’une gestion plus inclusive, plus concertée et plus pacifique de la transhumance.
C’est dans ce contexte qu’une rencontre s’est tenue à Berberati la semaine dernière pour tenter d’évaluer la campagne 2025-2026 et préparer celle de 2026-2027 afin de prévenir les conflits liés au déplacement du bétail. Pour Daman Darawé, il s’agit de renforcer le leadership des autorités administratives et communales dans la gestion pacifique de la transhumance, en collaboration étroite avec les mécanismes locaux de prévention des conflits.
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Cette approche passe notamment par une meilleure coordination entre les acteurs, un suivi accru des zones à risque, le renforcement des dispositifs d’alerte précoce et la promotion de bonnes pratiques favorisant une transhumance apaisée et bénéfique pour tous.
Malgré ces initiatives, le bilan humain reste lourd et les défis persistent. Les organisations internationales, en première ligne aux côtés des autorités centrafricaines, continuent d’appeler à une mobilisation collective pour mettre fin aux violences liées à la transhumance. Mais sur le terrain, la route reste encore longue pour parvenir à une cohabitation pacifique entre éleveurs et agriculteurs.
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Les conflits agriculteurs éleveurs persistent malgré l’implication de la MINUSCA et la réunion stratégique organisée à Berberati pour sécuriser la zone.
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