La RCA n’est plus un pays : c’est un territoire d’outre-mer de Wagner, là où la milice russe décide de tout. Regardez comment les Wagner arrêtent un français du MSF, et sa bande de soi-disant du ministère de la défense reprend textuellement sa propagande dans son communiqué…

0
122

La RCA n’est plus un pays : c’est un territoire d’outre-mer de Wagner, là où la milice russe décide de tout. Regardez comment les Wagner arrêtent un français du MSF, et sa bande de soi-disant du ministère de la défense reprend textuellement sa propagande dans son communiqué

 

 

La RCA n’est plus un pays : c’est un territoire d’outre-mer de Wagner, là où la milice russe décide de tout. Regardez comment les Wagner arrêtent un français du MSF, et sa bande de soi-disant du ministère de la défense reprend textuellement sa propagande dans son communiqué
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

Rédigé le 10 mars 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La République centrafricaine a cessé d’être un État au sens propre du terme. Ce qui s’y passe aujourd’hui dépasse ce que n’importe quel observateur du monde peut imaginer.

 

Pour tous ceux qui ne le savent pas encore, au pays de Boganda, tout ce que Wagner ordonne est exécuté sans la moindre résistance. Aucune autorité, aucune institution, aucune voix  ne dit le contraire. Ce qui se fait, se fait parce que Wagner l’a voulu. Ce qui ne se fait pas, ne se fait pas parce que Wagner l’a interdit. C’est dans ce contexte que François Zampareni, cadre français de MSF-Suisse basé en RDC, a été arrêté à Zémio la semaine dernière.

 

Monsieur François Zampareni s’était rendu à Zémio pour une mission précise : négocier l’usage de l’aérodrome de Zemio afin d’acheminer des médicaments vers des milliers de déplacés centrafricains réfugiés côté congolais à Nzapay, car la route de 152 kilomètres entre Nzapay et ANGO en RDC étant dans un état de dégradation extrême, l’aérodrome de Zémio en RCA était la seule voie viable pour atteindre ces populations.

 

C’est le sous-préfet de Zémio lui-même qui l’a rappelé par téléphone pour une réunion urgente sur les modalités d’atterrissage. En arrivant à la frontière, Zampareni a constaté que le poste était désert, sans un seul soldat pour enregistrer son passage. Le sous-préfet, toujours au téléphone, lui a dit de ne pas s’attarder et d’avancer. Les militaires congolais présents l’ont même aidé à monter dans une pirogue avec son accompagnateur.

 

La réunion s’est tenue normalement. Peu après, au moment de sa visite à l’hôpital local, des éléments Wagner ont surgi et l’ont arrêté, lui et son accompagnateur centrafricain Zandé, au motif précis d’avoir franchi la frontière sans accomplir les formalités qu’on leur avait dit d’ignorer quelques heures plus tôt. Le montage était ficelé d’avance : une invitation officielle pour faire venir l’homme, un poste frontière volontairement vide, puis une arrestation fondée sur le manquement à des règles délibérément rendues inaccessibles.

 

Cette stratégie des Wagner n’est pas nouveau. En mai 2024, le consultant belgo-portugais Martin Joseph Figueira avait été pris dans la même nasse à Zémio : arrestation par Wagner, transfert à la gendarmerie, puis condamnation à dix ans de prison pour espionnage, au terme d’une procédure entièrement fabriquée. Zampareni et Zandé sont aujourd’hui sur le même rail, déjà transférés vers Bangui.

 

Pour habiller cette arrestation d’un vernis de légitimité, Wagner a inondé les réseaux sociaux de textes générés par intelligence artificielle, dépeignant Zampareni comme un agent de Paris chargé de déstabiliser le régime de Touadéra. Les formulations sont copiées mot pour mot sur celles utilisées contre Figueira en 2024. Wagner ne cherche même plus à changer de méthode.

 

Ce qui est encore plus accablant, c’est ce qui s’est passé ensuite. Le ministère de la Défense centrafricain, pardon, la bande des marionnettes des Wagner,  a publié un communiqué soi-disant officiel reprenant mot pour mot le même récit fabriqué par Wagner, avec simplement l’armoirie de la RCA collée en haut de page. Ce n’est pas un ministère qui parle : c’est une cellule de propagande de Wagner qui se déguise en institution d’État. Un vrai ministère de la Défense ne recopie pas les accusations d’une milice étrangère pour les signer de son propre sceau. Il instruit, il enquête, il laisse la justice faire son travail. Ici, c’est le contraire : le communiqué officiel arrive avant l’enquête, et son contenu est celui de Wagner.

 

Pendant ce temps, les avocats du MSF RDC ont quitté Kinshasa pour Bangui. Mais les personnes qui connaissent ce pays savent déjà que les avocats n’ont aucune prise sur ce qui va suivre. Le préfet du Haut-Mbomou, invité à venir à Zemio constater les fait, a simplement répondu que la décision de libération serait prise à Bangui. Une façon de dire, sans le dire, que la décision appartient à Wagner et non à une autorité centrafricaine quelconque.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC