COMMUNIQUE DE PRESSE
En plus des travaux forcés auxquels sont soumis les hommes et les femmes de Bria, les mercenaires de la société militaire privée Wagner ont, mardi, le 04 janvier 2022, dans la ville de Bria, tué six personnes dans les quartiers Piango, Mandé, Bornou et Ndrou et confisqué les dans la dignité les leurs.
Dans le chantier minier de Pandé, à PK 30 de la localité de Lamy-Pont, 17 personnes ont été sauvagement massacrés, mercredi, le 05 janvier 2022, par les mêmes mercenaires de Wagner.
Vendredi, le 07 janvier 2022, dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, deux jeunes adolescents sont tués par les éléments de la force de sécurité intérieur (FSI).
Le FPRC présente ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées, exprime sa profonde compassion et dénonce sans réserve les rackets des populations, les détentions arbitraires, les disparitions forcées, les enlèvements, exécutions sommaires et assassinats ciblés qui s’érigent en mode de gouvernement.
Conscient que les changements indispensables pour soutenir la dynamique en vue de l’instauration d’un véritable État de droit, garant d’une société de progrès, ne peut résulter que de l’action militante des femmes et des hommes décidés de rompre avec la médiocrité et la résignation ;
Convaincu que le triomphe d’une démocratie saine et apaisée en Centrafrique nécessite la contribution de tous les acteurs ;
Engagé à soutenir pleinement toute démarche de paix et de la concorde nationale ;
Considérant que les violences barbares du gouvernement et ses mercenaires de la société Wagner sur les populations civiles sont inacceptables, intolérables et condamnables ;
Engagé à agir activement pour que le peuple centrafricain sorte de la torpeur et libère les énergies créatrices pour construire un pays de paix et de progrès où règnent la justice, l’équité, la liberté et l’égalité des droits pour tous ;
Face à l’escalade des violences et à l’agressivité individuelle et collective des mercenaires de Wagner ;
Considérant le bilan croissant de victimes, blessés et morts, endeuillant de nombreuses familles centrafricaines ;
Le FPRC lance un appel solennel aux FACA et aux FSI de se désolidariser du gouvernement de Bangui et d’œuvrer pour la libération des Centrafricaines et Centrafricains soumis sous le joug des mercenaires de Wagner.
Le FPRC s’engage à tout mettre en œuvre pour que les attaques sur les villages et les exactions sur les populations civiles, à Bangui comme dans l’arrière-pays, cessent sans délai et que ce conflit, qui n’a que trop duré, trouve son épilogue autour d’une table de concertation réunissant toutes les forces vives de la Nation et tous les protagonistes.
Le FPRC prend à témoin la communauté internationale, particulièrement l’ONU, l’UE, l’UA, la CIRGL, la CEEEAC, ainsi que le G5+ qui ne ménagent d’aucun effort pour des solutions pérennes à la crise multidécennale en République Centrafricaine.
Fait le 08 janvier 2022
Porte-parole du FPRC
Aboubakar SIDDICK ALI



![Haut-Mbomou : le groupe Azande Ani Kpi Gbé dénonce des pillages, des destructions et des enlèvements attribués aux mercenaires russes , aux FACA et à la coalition UPC-LRA Haut-Mbomou : le groupe Azande Ani Kpi Gbé dénonce des pillages, des destructions et des enlèvements attribués aux mercenaires Wagner, aux FACA et à la coalition UPC-LRA Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC La Coordination générale du groupe Azande Ani Kpi Gbé (AAKG) a rendu public un communiqué officiel adressé à l’opinion nationale et internationale, dans lequel elle documente des violations graves des droits humains commises dans la région du Haut-Mbomou, en République centrafricaine. Les faits dénoncés impliquent directement les Forces armées centrafricaines (FACA), les mercenaires russes du groupe Wagner — désormais rebaptisé Africa Corps — et la coalition formée par l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) et la Lord’s Resistance Army (LRA). Le communiqué de la Coordination AAKG rappelle en préambule que le groupe avait soumis, le 04 février 2026, des recommandations pacifiques au gouvernement centrafricain, dans le but d’obtenir une résolution apaisée du conflit. Ces recommandations sont restées sans réponse. Le gouvernement du dictateur Faustin Archange Touadéra a choisi d’ignorer cette démarche, ouvrant ainsi la voie à une escalade des violences dans le Haut-Mbomou. Pire, selon le même document, la déclaration publique du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, à l’encontre du groupe AAKG, a aggravé la situation au lieu de l’apaiser. Le communiqué indique que depuis cette prise de position hostile, les exactions se sont multipliées dans la région, ciblant aussi bien les biens des civils que les infrastructures collectives. Des pillages contre la communauté Azande. Le communiqué de l’AAKG décrit une campagne de destruction délibérée menée par les mercenaires russes Wagner contre les biens de la communauté Azande dans le Haut-Mbomou. Les faits rapportés ne relèvent pas d’incidents isolés : il s’agit d’une série d’actes de pillage qui visent méthodiquement les avoirs des populations civiles, les privant de ressources essentielles à leur survie quotidienne. Le communiqué précise que ces destructions s’inscrivent dans un contexte où la communauté Azande attendait un signal de bonne foi de la part des autorités centrafricaines. Ce signal n’est jamais venu. À la place, les mercenaires d’AfrikaCorp et les FACA ont poursuivi leurs opérations militaires contre les positions du groupe, en violation de la cessation d’hostilités que la Coordination AAKG avait pourtant décidé d’observer unilatéralement. Alors, des infrastructures publiques délibérément détruites. L’un des aspects les plus graves du communiqué concerne la destruction d’infrastructures publiques dans plusieurs localités du Haut-Mbomou. Le document cite nommément les établissements suivants, qui ont été ciblés et saccagés : L’École AIM de Zemio, un établissement scolaire dont la destruction prive des centaines d’enfants de leur droit à l’éducation. L’hôpital de la sous-préfecture de Bambouti, ainsi que l’ensemble des biens mobiliers de cette sous-préfecture, ont également été touchés. Le Centre de Santé du village Tabane, structure sanitaire indispensable pour les populations rurales de la zone, figure aussi parmi les cibles. Le communiqué mentionne par ailleurs plusieurs autres établissements publics répartis dans différentes localités du Haut-Mbomou, sans en donner l’inventaire exhaustif. Ces destructions d’écoles et de centres de santé constituent, selon le droit international humanitaire, des violations graves des règles de protection des civils en temps de conflit armé. Au-delà des pillages et des destructions matérielles, le communiqué de la Coordination AAKG signale des enlèvements de civils perpétrés sur l’axe Mboki. Ces actes sont attribués à des milices affiliées à des factions armées, notamment des éléments liés à l’UPC et à la LRA, opérant avec l’appui direct des mercenaires russes Wagner. Selon le communiqué, le recours aux enlèvements vise délibérément à aggraver le climat d’insécurité dans la région et à terroriser les populations civiles déjà fragilisées par des années de conflit. L’axe Mboki, qui constitue un couloir vital pour les déplacements et les approvisionnements dans le Haut-Mbomou, est ainsi rendu dangereux par ces opérations menées en toute impunité. La MINUSCA est aussi pointée du doigt dans ce communiqué. Le communiqué de l’AAKG ne ménage pas la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). La Coordination prend à témoin cette mission onusienne, qu’elle accuse d’avoir failli à sa mission de protection des civils dans le Haut-Mbomou. Le communiqué indique que les populations locales attendent désormais avec urgence une intervention concrète de la MINUSCA, dont le mandat prévoit explicitement la protection des non-combattants. L’absence de réaction de la mission face aux événements en cours constitue, aux yeux de la Coordination, une forme de complicité passive avec les auteurs des exactions. Le communiqué insiste sur un point central : la Coordination AAKG a, de sa propre initiative, décidé de respecter une cessation des hostilités afin de laisser la place au dialogue. Cette décision, prise de bonne foi, n’a pas été honorée par l’autre camp. Les mercenaires russes Wagner et les FACA ont continué de mener des attaques contre les positions du groupe, ignorant totalement le geste d’ouverture posé par la Coordination. Ce constat d’échec du cessez-le-feu unilatéral est central dans le raisonnement du communiqué. Il démontre, selon l’AAKG, que les forces gouvernementales et leurs supplétifs russes ne recherchent pas une solution négociée, mais cherchent à écraser militairement toute opposition dans le Haut-Mbomou. L’AAKG réaffirme son engagement pour la paix tout en refusant le silence En conclusion de son communiqué, la Coordination générale du groupe Azande Ani Kpi Gbé réaffirme que son engagement reste orienté vers la protection des populations civiles et la recherche d’une paix durable dans la région. Mais le groupe prévient clairement qu’il ne peut pas rester silencieux devant les atteintes répétées à la dignité humaine et aux droits fondamentaux que subissent les Azande du Haut-Mbomou. Cette déclaration intervient dans un contexte de tension extrême dans le sud-est de la Centrafrique, une zone enclavée où l’accès humanitaire reste difficile et où les violations des droits humains sont rarement documentées par les médias internationaux. Corbeau News Centrafrique continuera de suivre l’évolution de la situation dans le Haut-Mbomou. Par Anselme Mbata Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/capture-decran-de-la-video-des-soldats-FACA-menacant-a-mort-peut-etre-tue-un-civil-non-arme-218x150.jpg)
