Racket aux barrières à Tiri, dans la Bamingui-Bangoran, les soldats FAKAR instaurent leur propre système de formalité

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Racket aux barrières à Tiri, dans la Bamingui-Bangoran, les soldats FAKAR instaurent leur propre système de formalité

 

 

 

Rédigé le 13 juillet 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Tiri, à plus de 90 kilomètres de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, des soldats des Forces Armées Centrafricaines rackettent ouvertement la population aux barrières, fixant eux-mêmes leurs tarifs sans aucun contrôle.

 

À l’entrée comme à la sortie de cette petite ville frontalière, des checkpoints ont été mis en place par les éléments de forces armées centrafricainesSur ces barrières, les formalités, comme ils aiment le dire dans le langage de la rue, se comme une marchandise. . Pour les cas simples , c’est-à-dire par exemple une moto, seulement avec son conducteur,  le tarif est déjà fixé à l’avance : 1 000 francs CFA à l’entrée, 1 000 francs à la sortie. Cela vaut pour toute moto avec un seul passager, qu’il s’agisse d’un trajet de cinq secondes ou d’une heure de piste.

 

Par contre, dès qu’un deuxième passager est sur la moto, le tarif peut facilement augmenter sensiblement. Et plus pire encore, c’est quand la moto transporte des marchandises, des colis ou des sacs, la négociation commence à 10 000 francs et descend selon le bon vouloir du soldat en faction. Ces hommes se comportent à la fois comme des douaniers, des gendarmes et des policiers — sans en avoir la compétence légale.

 

Tout le monde le sait. Ce phénomène existe partout ailleurs dans le pays. Mais à Tiri, il a pris une ampleur particulière.

 

Pourtant, à 25 kilomètres de Ndélé, le checkpoint des soldats FACA a été démantelé. Mais ailleurs dans la préfecture, certaines barrières se renforcent. C’est tout le contraire.

Il y’a lieu de rappeler que la ville de Tiri vient de sortir il y’a quelques jours à peine de violents conflits intercommunautaires entre agriculteurs et éleveurs. Les soldats censés y maintenir l’ordre y ont installé à la place un racket contre la population et les usagers de la route.

 

Par Barthelemy Kossi

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