Promotion de l’excellence scolaire : Des élèves du lycée technique honorés à Bangui

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Une cérémonie de récompense s’est tenue vendredi dernier au lycée technique Sabonga de Bangui, mettant à l’honneur des élèves pour leurs performances académiques exceptionnelles. Organisée par l’Association des anciens élèves du lycée technique, cette initiative vise à promouvoir la culture de l’excellence dans les établissements scolaires centrafricains.
Un encouragement à la réussite académique
Les élèves distingués pour leurs résultats scolaires ont reçu des prix d’excellence, notamment des ordinateurs portables et des tablettes. Kakubanga-Urugon, président de l’Association des anciens élèves, a souligné l’importance de cet événement dans un contexte où le système éducatif centrafricain fait face à des défis majeurs, notamment en matière de perspectives pour les jeunes diplômés.
« C’est un honneur que nous rendons aux élèves méritants. Ce lycée a formé de nombreux cadres du pays et de l’étranger. Notre devoir, en tant qu’anciens élèves, est de revenir et d’accompagner la nouvelle génération, en leur montrant qu’il est possible de réussir », a-t-il déclaré.
Deux lauréats, ayant obtenu les meilleures moyennes dans leurs filières respectives, ont exprimé leur gratitude et encouragé leurs camarades à redoubler d’efforts dans leurs études.
« Ce prix me motive à travailler encore plus. J’encourage tous les élèves à se concentrer sur leurs études, car c’est la seule voie pour espérer un avenir meilleur », a témoigné l’un d’eux à la rédaction du CNC.
Un manque de suivi pour les élèves primés ?
Si cette initiative est saluée par la communauté éducative, elle pose également des questions sur l’absence d’un véritable accompagnement post-scolaire pour ces jeunes. En effet, de nombreux anciens élèves ayant bénéficié de distinctions similaires rencontrent des difficultés pour poursuivre leurs études ou intégrer le marché du travail.
« Récompenser l’excellence, c’est bien, mais sans bourses, sans stages, sans accompagnement vers l’emploi, ces prix restent symboliques », déplore un enseignant du lycée technique Sabonga.
Les associations d’anciens élèves, ainsi que les autorités éducatives, sont appelées à aller au-delà des cérémonies de récompense en mettant en place des dispositifs concrets d’appui aux meilleurs étudiants.
Un modèle à renforcer pour l’avenir
Malgré ces limites, l’initiative de l’Association des anciens élèves du lycée technique Sabonga constitue une étape positive dans la promotion de l’excellence scolaire. À terme, une structuration plus approfondie de ce programme, incluant des mentors, des stages et des bourses d’études, pourrait en faire un véritable levier de développement éducatif en République centrafricaine.
Cette démarche, si elle est consolidée, pourrait non seulement motiver les élèves à exceller, mais aussi offrir des perspectives concrètes pour leur avenir professionnel, contribuant ainsi au développement socio-économique du pays.
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![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)