Le Diplôme “Exceptionnel”, le Passeport “Optionnel” : Bienvenue dans la septième République des faussaires et des criminels

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Le Diplôme “Exceptionnel”, le Passeport “Optionnel” : Bienvenue dans la septième République des faussaires et criminels  

Le Diplôme "Exceptionnel", le Passeport "Optionnel" : Bienvenue dans la septième République des faussaires et criminels  
Touadera en train de faire son discours à Moscou en Russie

 

 

Rédigé le 12 août 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’effondrement des normes républicaines en Centrafrique atteint un seuil de non-retour sous le régime de Faustin-Archange Touadéra. En instaurant une gestion à la carte des droits civiques et des titres académiques, le palais de la Renaissance substitue la faveur du prince de Damara à la rigueur de la loi.

 

Eh oui! C’est incroyable! La République centrafricaine s’enfonce dans une ère où le mérite et le droit s’effacent devant l’allégeance clanique des Ngbakamandja. Le contraste est saisissant entre la générosité du pouvoir envers ses fidèles et la brutalité exercée contre ses opposants.

 

D’un côté, on assiste à une distribution de diplômes et de titres d’agrégés à titre “exceptionnel”, où des décrets ministériels remplacent les années de labeur et les examens du CAMES. De l’autre, le droit fondamental de disposer d’un passeport devient une option soumise au bon vouloir présidentiel. Cette politique de deux poids, deux mesures transforme l’administration en une machine à récompenser les courtisans et à punir ceux qui, comme Anicet Georges Dologuélé, refusent de courber l’échine devant l’arbitraire de l’empereur de Damara.

 

Le blocage des documents d’identité de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé à l’aéroport de Bangui est le prolongement logique de cette dérive. On refuse à un ancien Premier ministre le droit de circuler pour des missions internationales, tout en exigeant de lui une demande de réintégration humiliante. Le message envoyé est clair: en Centrafrique, être citoyen ne suffit plus, il faut être “homologué” par le clan au pouvoir.

 

Les institutions judiciaires et migratoires ne sont plus que des instruments de coercition servant à valider des décisions prises dans l’entre-soi familial du régime. On méprise les arrêts du Conseil Constitutionnel avec la même désinvolture que l’on octroie des bourses ou des grades universitaires à des proches dépourvus de compétences réelles.

 

Cette gestion patrimoniale de l’État vide la nation de sa substance et détruit la confiance des citoyens envers leurs institutions. On préfère l’obéissance aveugle à la compétence, la soumission au respect des textes. La traque administrative menée contre les voix dissidentes se double d’une impunité totale pour ceux qui profitent des largesses du palais.

 

En érigeant le passe-droit en mode de gouvernement, Faustin-Archange Touadéra brise le contrat social et installe une insécurité juridique permanente. La loi est devenue un élastique que l’exécutif tire selon ses besoins politiques du moment, ignorant les recours et les procédures légales.

 

Le pays devient un espace où la naissance, le titre et même la nationalité sont des variables ajustables par décret présidentiel. Cette dégradation de la sphère publique montre un régime qui ne s’embarrasse plus des apparences démocratiques pour imposer sa volonté. L’appareil d’État est totalement mobilisé pour verrouiller les accès au voyage, au travail et à la reconnaissance académique, créant une caste de privilégiés au-dessus des lois.

 

Les magistrats et les fonctionnaires, réduits au silence par la crainte de représailles, assistent impuissants à cette liquidation des valeurs républicaines. On ne parle plus de justice, mais d’audiences de félicitations nécessaires pour obtenir un simple document de voyage.

 

Le mépris des règles établies par le Conseil Constitutionnel crée un précédent dangereux où plus aucun citoyen n’est à l’abri d’une déchéance de fait. L’identité nationale est désormais traitée comme une marchandise politique dont le palais détient le monopole exclusif, privant les opposants de leur dignité pour le seul crime d’avoir voulu servir leur pays.

 

Par Alain Nzilo

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