Pas de propriété bâtie, pas de diplôme, pas d’argent : autopsie des 4 candidats fantoches financés par Touadéra pour la présidentielle du décembre prochain

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Pas de propriété bâtie, pas de diplôme, pas d’argent : autopsie des 4 candidats fantoches financés par Touadéra pour la présidentielle du décembre prochain

 

 

Pas de propriété bâtie, pas de diplôme, pas d’argent : autopsie des 4 candidats fantoches financés par Touadéra pour la présidentielle du décembre prochain
Consolation mutuelle entre deux ex-ministres limoges dans la septième République, Ghislain Djorie et Aristide Briand Reboas

Rédigé le 27 novembre 2025 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le stratagème est audacieux. Faustin-Archange Touadéra a distribué 80 millions de FCFA à quatre candidats fantoches pour la présidentielle : Ghislain Djori, Aristide Briand Reboas, Tanza Saint-Cyr et Eddy Symphorien Kpparkouti. Notre enquête montre que ces hommes violent les exigences constitutionnelles. Certains louent des cabanes sans posséder de propriété bâtie, d’autres affichent des diplômes suspects, tous manquaient cruellement d’argent avant cette généreuse injection présidentielle de Baba Kongoboro.

 

 

Les informations recoupées par Corbeau News Centrafrique indiquent que chacun de ces quatre hommes a reçu exactement 20 millions de FCFA. Le calcul est simple : 15 millions servent à payer le cautionnement exigé par la Cour constitutionnelle, les 5 millions restants doivent financer leur campagne. Une somme dérisoire pour prétendre à la magistrature suprême, mais apparemment suffisante pour des candidatures qui n’ont d’autre ambition que de remplir les rangs d’une compétition électorale vidée de sa substance.

 

Ghislain Djori, ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement jusqu’à son limogeage en janvier 2024, fait partie des bénéficiaires. Lui au moins possède deux propriétés bâties à Bangui, dont l’une à Gobongo, et l’autre aux 100 logements. Sur ce point, aucun problème apparent. Mais pour les trois autres, la situation devient franchement problématique.

 

Aristide Briand Reboas, ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, ne possède aucune propriété bâtie dans la capitale. Il louait une petite maison près du lycée de Miskine dans le 5ème arrondissement. Faute de pouvoir payer le loyer, il a été expulsé de ce logement. Comment un homme sans toit peut-il prétendre candidater à la présidence de la République alors que la Constitution exige la possession d’une propriété bâtie ? La question reste posée. Des documents ont-ils été fabriqués pour contourner cette exigence ? Nos investigations se poursuivent sur ce point.

 

Le cas de Tanza Saint-Cyr confine à l’absurde. Cet homme vit dans une cabane qu’il loue. Pas de propriété, pas de titre foncier, rien. Il n’avait même pas, selon plusieurs sources concordantes, 500FCFA pour subvenir à ses besoins quotidiens il y a quelques mois. Pourtant, depuis qu’il a reçu les 20 millions présidentiels, Tanza Saint-Cyr roule dans une Mercedes avec chauffeur mis à sa disposition. Il paie maintenant son cautionnement, il fait des déplacements, il joue au candidat. Le contraste entre sa situation d’hier et celle d’aujourd’hui dit tout de l’origine de ses moyens.

 

Eddy Symphorien Kparkouti, actuellement président de l’Union des Forces Démocratiques pour l’Opposition (UFDO), complète ce quatuor. Kparkouti disposerait d’une maison familiale au 5ème arrondissement, en face du commissariat du huitième arrondissement. Cette propriété familiale pourrait éventuellement lui permettre de satisfaire à l’exigence de propriété bâtie, bien que la question de savoir s’il en est légalement propriétaire ou simple occupant demeure floue.

 

Au-delà de la question immobilière, celle des diplômes pose également problème. La loi électorale exige un niveau licence pour se présenter à la présidentielle. Djori et Reboas peuvent vraisemblablement justifier d’un BTS ou d’une licence. Mais pour Tanza Saint-Cyr et Kparkouti, plusieurs observateurs s’interrogent. Leur niveau d’études réel correspondrait difficilement aux exigences légales. Là encore, des arrangements ont-ils été trouvés ? Des diplômes ont-ils été produits sans vérification sérieuse ?

 

Cette opération de fabrication de candidatures permet surtout à Touadéra d’éviter d’affronter des adversaires sérieux. Martin Ziguélé du MLPC, Nicolas Tiangaye, Anicet-Georges Dologuélé, Mahamat Kamoun, Crépin Mboli-Goumba et d’autres figures de l’opposition se retrouvent ainsi écartés par divers moyens pendant que des hommes sans moyens, sans programme et sans base électorale bénéficient d’un financement direct du président sortant.

 

La Cour constitutionnelle doit valider les candidatures dans les prochaines semaines. Elle aura à vérifier que chaque candidat remplit effectivement les conditions légales : propriété bâtie, niveau d’études, casier judiciaire. Les Centrafricains attendent de voir si l’institution fera son travail de garde-fou démocratique ou si elle validera ces dossiers en fermant les yeux sur leurs faiblesses.

 

Le schéma est bien connu : on écarte les opposants crédibles, on finance des candidats sans envergure, on leur donne juste assez d’argent pour payer leur cautionnement, et on organise une élection dont le résultat est connu d’avance. Les 80 millions de FCFA distribués à ces quatre hommes ne sont pas un investissement électoral, c’est le prix à payer pour transformer un scrutin présidentiel en simple formalité administrative.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Gisèle MOLOMA

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