« On ne peut pas élire la mort et la misère » : Le pasteur Nicolas Talingano dresse un bilan destructeur du régime de Faustin-Archange Touadéra
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Par : la rédaction de ,
Diffusée sur les réseaux sociaux, la violente diatribe du pasteur Nicolas Talingano expose le naufrage social qui caractérise le troisième mandat du dictateur Faustin-Archange Touadéra, imposé depuis la Constitution de 2023 contre la volonté du peuple.
L’agonie des services publics
Ce nouvel angle d’attaque du leader religieux se focalise sur les réalités matérielles et sanitaires d’un pays à l’abandon. Nicolas Talingano dresse un réquisitoire sans concession sur l’état des infrastructures de base, à commencer par le système éducatif. Le pasteur fustige le cynisme du chef de l’État, lui-même ancien enseignant universitaire, qui tolère que les étudiants de Bangui s’asseyent à même le sol, dans des amphithéâtres dépourvus du strict minimum, y compris d’installations sanitaires fonctionnelles.
Pour l’homme d’Église, le constat est tout aussi alarmant dans le secteur de la santé et de l’accès aux ressources vitales. En opposant les discours officiels triomphants aux coupures d’eau chroniques, à l’absence de soins abordables et à la malnutrition généralisée, le pasteur accuse directement l’exécutif de gouverner par la privation.
Un pouvoir qui incarne le déclin de la nation
L’article met en exergue l’échec structurel d’un régime qui s’obstine à célébrer des projets inexistants alors que la population s’enfonce dans la précarité. Nicolas Talingano rejette l’argument d’un peuple qui soutiendrait massivement la continuité du pouvoir, dénonçant une manipulation politique grossière. Selon lui, le citoyen lambda ne peut pas accorder sa confiance à un système qui génère sa propre perte.
« Personne dans la nature humaine ne peut accepter d’élire la misère, d’élire le manque d’eau, d’élire la maladie », assène-t-il, transformant le bilan économique et social du régime en un symbole de décomposition globale.
La rupture définitive entre le sommet et la base
En s’appuyant sur les réalisations passées du pays pour souligner l’absence d’avancées sous le mandat en cours, le pasteur Talingano démontre que le régime actuel consomme l’héritage national sans rien bâtir. L’analyse critique met en lumière la fin de l’illusion démocratique à Bangui : un chef d’État qui impose sa longévité politique par la force constitutionnelle ne récolte qu’un pays exsangue. L’article conclut sur l’impossibilité pour le pouvoir de masquer plus longtemps cette faillite, les souffrances visibles du peuple centrafricain constituant le démenti le plus flagrant aux promesses de la présidence.
Par Alain Nzilo
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