Nzako : deux personnes froidement abattues par un homme lourdement armé

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Deux victimes, un suspect capturé : tel est le bilan du drame survenu vendredi à Nzako. L’auteur présumé a été maîtrisé par d’autres ex-rebelles après son geste meurtrier.
Les faits se sont produits sur un chantier situé dans le quartier Yangou Uda de cette localité de la préfecture du Mbomou, à l’est de la République centrafricaine. Depuis plusieurs mois, d’anciens combattants rebelles attendent que le gouvernement débloque les fonds nécessaires pour poursuivre leur désarmement. En attendant, ils vivent normalement parmi la population et certains gagnent leur vie en travaillant sur différents chantiers miniers de la ville.
Ainsi, le vendredi 23 janvier 2026, l’un de ces ex-rebelles travaillant sur le chantier a entamé une discussion avec un jeune homme prénommé Ali, originaire de Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto. L’échange paraissait banal au départ, une simple conversation entre deux personnes. Rien ne laissait présager qu’elle allait dégénérer aussi rapidement.
Sans transition, l’ex-rebelle a sorti son arme et tiré à bout portant sur Ali. Le projectile a fracassé le crâne de la victime avec une violence inouïe. La balle a poursuivi sa course après avoir perforé la tête du jeune homme.
Elle a atteint mortellement un autre ancien combattant qui se trouvait juste à côté Ali. Cet homme n’était pas la cible initiale de l’agresseur. Il a été fauché accidentellement par le même projectile qui venait de tuer son interlocuteur.
La scène s’est déroulée sous les yeux de nombreux témoins présents sur le chantier. Étrangement, personne n’a réagi immédiatement pour stopper le tireur ou secourir les victimes. Le silence et la stupeur ont figé tout le monde pendant quelques instants.
Ce sont finalement d’autres ex-rebelles travaillant sur le site qui ont repris leurs esprits. Ils se sont saisis de leur collègue meurtrier et l’ont maîtrisé par la force. Les hommes l’ont entravé solidement en lui attachant les jambes pour l’empêcher de s’enfuir.
Les dépouilles des deux victimes ont été mises en terre peu après. L’agresseur capturé par ses anciens compagnons d’armes attend son sort. Les autorités n’ont toujours pas communiqué sur les suites judiciaires de cette affaire ni sur les raisons exactes qui ont déclenché cette furie meurtrière.
Cette tuerie vient grossir une statistique déjà inquiétante dans le pays. Chaque jour apporte son lot de victimes, parfois une dizaine, parfois davantage. Les discours rassurants sur l’amélioration de la situation contrastent avec cette réalité qui perdure.
Les habitants de Nzako vivent désormais avec la peur au ventre. Un homme peut basculer n’importe où, n’importe quand, et faire feu sans raison apparente
Par Moïse Banafio
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