Centrafrique : un adolescent grièvement blessé à la tête par des soldats FACA au village Wapo, le maire de Berberati dénonce leur comportement

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À Wapo, près de Berberati, des soldats FACA ont grièvement blessé un adolescent, provoquant la colère des habitants et du maire.

 

Un adolescent a été grièvement blessé à la tête par des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA), ce lundi 26 octobre 2026, vers 17 heures, à la barrière du village de Wapo, près de Berberati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï. Cette agression a provoqué une vive colère parmi les habitants, qui réclament désormais le départ des militaires de leur localité.

 

Centrafrique : un adolescent grièvement blessé à la tête par des soldats FACA au village Wapo, le maire de Berberati dénonce leur comportement
Les soldats faca en patrouille a Bangui

 

Les faits ont été constatés sur place par une équipe de la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC). L’agression a profondément choqué la population. Le maire de Berberati, M. Ali, a également réagi pour dénoncer le comportement des soldats responsables de ces violences.

 

Un adolescent grièvement blessé à la barrière de Wapo

 

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Les faits se sont produits aux environs de 17 heures, ce lundi 26 octobre, à la barrière du village de Wapo. Des militaires centrafricains positionnés à cet endroit ont violemment agressé un adolescent, lui infligeant de graves blessures à la tête.

 

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L’incident a immédiatement provoqué la colère des habitants. Dans ce village situé aux environs de Berberati, la population ne veut plus voir les soldats FACA responsables de cette agression.

Centrafrique : un adolescent grièvement blessé à la tête par des soldats FACA au village Wapo, le maire de Berberati dénonce leur comportement
La victime des soldats FACA de l’armée nationale A Berberati

 

La tension est montée de plusieurs crans. Les habitants dénoncent la brutalité des militaires censés assurer leur protection. Pour eux, la présence de ces soldats représente désormais une menace plutôt qu’une garantie de sécurité.

 

Cette agression a profondément détérioré les relations entre les militaires et la population. Les habitants réclament leur départ et exigent que les responsables répondent de leurs actes.

 

Le maire Ali accuse les soldats FACA de compromettre les efforts de Touadéra

 

Le maire de Berberati, M. Ali, a vivement dénoncé cette agression dans un témoignage diffusé sur un groupe WhatsApp. L’autorité municipale ne cache pas son indignation devant les comportements de certains éléments des Forces armées centrafricaines.

 

Dans son intervention, il estime que ces soldats compromettent les efforts du président Faustin-Archange Touadéra pour rétablir la paix et reconstruire une armée nationale professionnelle.

 

Le maire rappelle que le chef de l’État investit dans la formation des militaires. Certains bénéficient de stages à l’étranger, prennent l’avion pour suivre des formations et reviennent ensuite servir dans leur pays.

 

Malgré ces moyens, déplore M. Ali, plusieurs soldats continuent de se comporter comme des bandits. Ils conservent, selon ses propres termes, des « esprits criminels » et des habitudes de désordre qui ne correspondent pas aux exigences de leur fonction.

 

Pour le maire, il est incompréhensible que des militaires bénéficiant de formations puissent encore agresser des civils. Il dénonce des comportements qui compromettent les efforts du président Touadéra et ternissent l’image de l’armée nationale.

 

Des violences contre les civils dénoncées depuis plusieurs années

 

L’agression de Wapo s’ajoute aux nombreux incidents impliquant des éléments FACA dans différentes régions de Centrafrique. Depuis plusieurs années, des militaires sont régulièrement mis en cause dans des violences, des intimidations et des mauvais traitements contre les populations civiles.

 

Ces comportements alimentent la méfiance envers les forces de défense. Dans certaines localités, les habitants redoutent les agissements des soldats chargés de leur sécurité.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra a lui-même dénoncé récemment les comportements de certains militaires lors d’une intervention devant des responsables de l’armée. Il a également rappelé que la justice militaire devait exercer ses responsabilités face aux infractions commises par les soldats.

 

Pourtant, les violences continuent. À Wapo, un adolescent vient d’en subir les conséquences. Les militaires chargés de surveiller une barrière ont utilisé la violence contre un jeune civil, au mépris des obligations liées à leur fonction.

 

Une formation militaire qui ne suffit pas à corriger les comportements

 

L’affaire de Wapo remet également au centre des critiques la formation et l’encadrement des soldats centrafricains. Une partie des effectifs des FACA a été formée par les mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Cette formation militaire fait l’objet de critiques concernant la discipline, le respect des populations et les règles encadrant l’usage de la force. Apprendre à manipuler une arme ne suffit pas pour devenir un soldat professionnel.

 

Un militaire doit connaître les règles de conduite, respecter les civils et comprendre les limites de son autorité. La formation doit également lui enseigner les conséquences disciplinaires et judiciaires des violences commises contre des personnes non armées.

 

Au village Ouapo, les soldats FACA font face à la colère des habitants après avoir agressé un jeune civil, poussant le maire de Berberati à dénoncer publiquement ces violences.

Les critiques portent aussi sur l’intégration d’anciens combattants issus de groupes armés dans les forces nationales. Leur incorporation exige un encadrement rigoureux, une formation adaptée et un contrôle permanent de leur comportement.

 

À Wapo, l’agression de cet adolescent montre les conséquences des manquements à la discipline militaire. La population attend des soldats qu’ils assurent sa protection, et non qu’ils utilisent leur position pour exercer des violences.

 

À Wapo, la population exige le départ des militaires

 

Depuis l’agression de ce lundi 26 octobre, la colère reste vive dans le village. Les habitants ne veulent plus de la présence des éléments FACA impliqués dans ces violences.

 

L’intervention du maire Ali traduit également la gravité de la situation. En dénonçant publiquement le comportement des soldats, l’autorité municipale exprime son indignation devant des pratiques qui compromettent les relations entre l’armée et les populations.

 

Le maire insiste notamment sur le contraste entre les moyens consacrés à la formation des militaires et les comportements violents que certains continuent d’adopter après leur retour dans les unités.

 

Pour les habitants de Wapo, la priorité reste la prise en charge de l’adolescent grièvement blessé à la tête. Ils réclament également des sanctions contre les militaires responsables et des mesures pour garantir leur sécurité.

 

À Berberati, cette nouvelle affaire intervient alors que les autorités nationales affirment vouloir renforcer la discipline dans les rangs des Forces armées centrafricaines. À Wapo, les habitants attendent désormais que ces engagements se traduisent par des décisions concrètes.

 

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