Les 300 agents des eaux et forêts en instance d’intégration, les dernières victimes de sabotage du gouvernement

Dans le paysage des forces armées de la République centrafricaine, une disparité frappante émerge : tandis que des milliers de soldats, gendarmes et policiers sont intégrés chaque année, les agents des eaux et forêts, pourtant vitaux pour la préservation de l’environnement, sont largement négligés. Cette situation soulève des questions cruciales quant aux priorités du gouvernement en matière de protection environnementale et de gestion des ressources naturelles.
Les agents des eaux et forêts jouent un rôle essentiel dans la préservation de la faune et de la flore, la lutte contre le braconnage et la conservation des écosystèmes fragiles. Pourtant, malgré leur importance capitale, leur intégration dans la fonction publique demeure largement insuffisante. Alors que les forces traditionnelles telles que la police, la gendarmerie et l’armée nationale voient leurs effectifs augmenter régulièrement, les agents des eaux et forêts peinent à trouver leur place dans les rangs de la fonction publique.
Cette disparité flagrante soulève des interrogations légitimes quant aux priorités du gouvernement du premier ministre Félix Moloua. Pourquoi cette force paramilitaire, pourtant cruciale pour la préservation de l’environnement et la protection des ressources naturelles, est-elle si négligée ? Alors que la menace qui pèse sur les écosystèmes est de plus en plus pressante, il est impératif que les autorités accordent à cette question l’attention qu’elle mérite.
Il est grand temps que le gouvernement reconsidère ses priorités et accorde à la protection de l’environnement la place centrale qu’elle mérite dans son agenda politique. L’intégration des agents des eaux et forêts dans la fonction publique devrait être une priorité absolue, non seulement pour assurer la préservation des écosystèmes fragiles, mais aussi pour garantir un avenir durable pour les générations à venir. Il est temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard.
Par Anselme Mbata
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
