Législatives 2020 – 2021 : colère au sein du MCU après le rejet de certaines candidatures par la cour constitutionnelle

Publié le 29 novembre 2020 , 2:28
Mis à jour le: 29 novembre 2020 2:28
Siège du parti au pouvoir MCU au quartier Malimaka dans le cinquième arrondissement de Bangui, le 10 juillet 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
Siège du parti au pouvoir MCU au quartier Malimaka dans le cinquième arrondissement de Bangui, le 18 juillet 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 29 novembre 2020, 08:12:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le rejet par la Cour constitutionnelle de dossiers de candidature de certains cadres et militants du mouvement des cœurs unis (MCU)aux législatives du 27 décembre 2020 conduit à un mouvement de contestation. Ce samedi 28 novembre 2020, les contestataires ont organisé une conférence de presse au domicile de l’un de leur et exigent leur réintégration sur les listes des candidats.

 

Le mouvement des cœurs unis (MCU), parti au pouvoir,  et la plateforme Bioko qui soutient les actions du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA sont sous le choc après le rejet par la Cour constitutionnelle d’une trentaine de dossiers de ses candidats déclarés. Ces derniers, très en colère, ont créé leur collectif en vue de contraindre la cour à revenir sur sa décision irrévocable qu’ils ont qualifiée d’arbitraire.

Selon eux, les raisons du rejet de leur dossier évoquées par la Cour constitutionnelle sont purement fantaisistes et arbitraires. D’après eux, si tel est le cas, plusieurs dossiers que les jugent ont validé devraient faire aussi l’objet du rejet. Ils ont pris le cas du premier vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Jean-Symphorien Mapenzi, haut cadre du parti au pouvoir, dont son dossier a été validé alors qu’il serait impliqué dans de nombreuses affaires louches.

Ce qui est étonnant dans cette affaire, ces cadres du parti au pouvoir, qui contestent aujourd’hui la décision de la Cour constitutionnelle, ont appelé  quelques jours plutôt tous les candidats à la présidentielle comme aux législatives au respect de la décision de la cour constitutionnelle une fois que celle-ci est rendue par les juges.

Notons que les contestataires ont déjà échangé avec le cardinal Dieudonné Nzapalainga sur leur préoccupation et disent vouloir rencontrer le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pour lui faire part de  leur mécontentement.

Il y’a lieu de rappeler que La Cour Constitutionnelle a publié, le 27 novembre 2020, les listes définitives des candidats retenus pour compétitionner aux élections législatives du 27 décembre 2020. Sur 1580 dossiers  enregistrés, la cour a invalidé 78. Il s’agit entre autre des personnalités ayant de conflit avec la loi telles que Jean-Michel Mandaba,  Mathurin Dimbélé, Teddy Arnauld Weïdane,   etc., ensuite, selles qui sont issues des groupes armés  tels que monsieur Armel Ningatoloum SAYO, monsieur Anselme Bindala et bien d’autres. Et ce n’est pas tout. Celles qui ont la moralité douteuse sont écartées tout comme celles qui n’ont pas une existence légale des partis politiques. Malheureusement, cette cour constitutionnelle, qui a fait un travail remarquable, valide certaines candidatures jugées très critiques comme celles de madame Catherine Samba-Panza,  de Monsieur Jean-Symphorien Mapenzi, de Monsieur Firmin NGRÉBADA de monsieur Moussa Laurent Gon Baba et nombreux d’autres.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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