Le MPC désormais aux mains des rebelles soudanais : Al-Khatim nomme un rebelle soudanais du FSR comme chef d’état-major et remplace ses propres hommes par des rebelles soudanais

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) n’est plus ce qu’il était. Le chef rebelle Mahamat Al-Khatim vient de franchir une ligne rouge en nommant un rebelle soudanais des Forces de Soutien Rapide (FSR) comme chef d’état-major général de son mouvement. Des centaines de combattants soudanais ont débarqué sur les chantiers miniers de Markounda et de Kouki.
Corbeau News Centrafrique a obtenu copie de la note de service n°001/2025 datée du 16 août 2025, signée par le Général Alkatim Mahamat, président fondateur du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique. Ce document officiel nomme le Général Djido Ali comme chef d’état-major général des armées du MPC.
Djido Ali n’est pas du pays. C’est un rebelle des Forces de Soutien Rapide (FSR), la milice paramilitaire soudanaise qui se bat actuellement contre l’armée régulière au Soudan dans une guerre civile sanglante. Comment un rebelle d’une milice étrangère peut-il devenir chef d’état-major d’un mouvement rebelle d’un autre pays ? Comment peut-on accepter qu’un étranger commande des hommes censés se battre pour des revendications locales ?
La réponse est simple : le MPC n’existe plus comme mouvement rebelle avec des revendications politiques. Il est devenu une coquille vide utilisée par Al-Khatim pour contrôler les chantiers miniers en partenariat avec Wagner. Et pour maintenir ce contrôle, Al-Khatim a besoin d’hommes armés. Comme les combattants du MPC ont presque tous déserté son mouvement, il fait venir des Soudanais.
Avec l’arrivée du Général Djido Ali, plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de rebelles soudanais des FSR ont débarqué en Centrafrique. Ils ont été positionnés sur les chantiers miniers que contrôle Al-Khatim, notamment dans la région de Markounda et de Kouki, ainsi que sur le site minier de Fiesi.
Ces chantiers produisent de l’or et des diamants. Wagner en assure la sécurité et récupère une part importante de la production. Al-Khatim fournit la main-d’œuvre armée pour protéger les sites et empêcher les anciens combattants de venir réclamer leur part.
Mais les rebelles du MPC ont presque tous déserté. Beaucoup sont partis faire du commerce. D’autres ont rejoint l’UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique), le mouvement rival dirigé par Ali Darassa. D’autres encore travaillent maintenant comme ouvriers sur les mêmes chantiers miniers qu’ils contrôlaient autrefois les armes à la main.
Le Général Anour Moussa, ancien chef d’état-major d’Al-Khatim, a fait défection avec une partie importante de ses hommes. Il a refusé de coopérer avec Wagner et de transformer le MPC en milice au service des intérêts miniers russes.
Face à cette hémorragie, Al-Khatim a trouvé la solution : remplacer les combattants du MPC par des Soudanais. Des hommes qui ne connaissent rien au pays. Qui n’ont aucun lien avec les populations locales. Mais qui acceptent d’être payés pour garder les chantiers miniers.
Lundi dernier, les rebelles soudanais du FSR stationnés sur le chantier minier de Fiesi ont célébré bruyamment la prise de la ville d’El Fasher au Soudan par leurs camarades du FSR. Cette bataille au Soudan a fait des centaines de morts. Des civils ont été massacrés. Mais pour les rebelles FSR en Centrafrique, c’était une victoire à fêter.
Ils ont tiré en l’air avec leurs armes automatiques. Pendant des heures. Ils ont fait des vidéos. Ils ont dansé. Ils ont célébré comme s’ils étaient au Soudan, pas en Centrafrique.
Ces vidéos ont été partagées massivement sur les réseaux sociaux. On y voit des dizaines d’hommes armés en treillis militaire qui tirent des rafales dans le ciel. On entend les cris de joie. On voit le Général Djido Ali, le nouveau chef d’état-major soudanais du MPC, au milieu d’eux.
Ces images ont choqué beaucoup de gens. Comment des rebelles étrangers peuvent-ils célébrer une victoire militaire dans leur pays d’origine en tirant en l’air sur le sol centrafricain ? Comment peuvent-ils transformer un chantier minier en base arrière pour leur guerre au Soudan ?
Le lendemain, mardi, un jeune homme qui travaillait sur le même chantier est allé voir les rebelles soudanais. Il était ancien rebelle du MPC avant de quitter le mouvement pour travailler comme ouvrier minier.
Le jeune a dit poliment : “Vous avez fait trop de bruit hier. Vous avez tiré en l’air pendant des heures. Ça peut nous créer des problèmes avec les autorités et avec Wagner. Ce n’est pas bien. Vous devez rester calmes.”
C’était une remarque de bon sens. Une demande raisonnable. Il ne les insultait pas. Il ne les attaquait pas. Il leur demandait simplement de faire attention.
La réaction des rebelles soudanais a été d’une violence inouïe. Ils ont arrêté ce jeune. Ils l’ont attaché avec des câbles métalliques. Ils l’ont torturé. Pendant des heures. Jusqu’à ce qu’il meure.
Cet ex-rebelle du MPC est mort mardi sur le chantier minier de Fiesi, torturé à mort par des rebelles étrangers parce qu’il leur avait demandé de ne pas tirer en l’air.
Le même jour, les rebelles soudanais et les éléments d’Al-Khatim ont arrêté deux autres anciens combattants du MPC sur le chantier minier de Balaka.
Il s’agit de Ridwan, commandant de secteur, et du Général Bourma, son adjoint. Ils ont été arrêtés par le comité mixte composé de Wagner et des éléments d’Al-Khatim. Ils ont été remis aux Mercenaires russes.
Ridwan est le frère du Général Anour Moussa, l’ancien chef d’état-major d’Al-Khatim qui a fait défection parce qu’il refusait de coopérer avec Wagner. Visiblement, Al-Khatim règle ses comptes. Il utilise Wagner et ses nouveaux mercenaires soudanais pour traquer tous ceux qui ont quitté son mouvement ou qui appartiennent aux familles de ceux qui l’ont quitté.
Le MPC n’est plus un mouvement rebelle avec des revendications politiques ou sociales. C’est devenu une milice étrangère au service des intérêts miniers de Wagner.
Son chef d’état-major est soudanais. Ses combattants sont soudanais. Ils célèbrent les victoires des rebelles soudanais au Soudan. Ils torturent des anciens combattants du MPC qui osent les critiquer. Ils arrêtent des ex-rebelles et les livrent à Wagner.
Et tout cela se passe sous les yeux du régime Touadéra. Sans que le gouvernement ne réagisse. Sans que l’armée nationale n’intervienne. Sans que personne ne dise : stop, on ne peut pas accepter qu’une milice étrangère torture nos compatriotes sur notre sol.
Le régime Touadéra parle de désarmement. Il appelle les rebelles à déposer les armes et à s’intégrer dans l’armée nationale ou dans la vie civile. Al-Khatim a signé un accord de désarmement avec le gouvernement.
Alors quand viendra le moment du désarmement, ces rebelles soudanais seront intégrés dans les FACA. Ils demanderont leurs grades. Le Général Djido Ali dira qu’il était chef d’état-major du MPC, donc il veut être intégré comme général dans l’armée. Et le régime acceptera.
On aura des généraux soudanais dans l’armée. Des hommes qui ne parlent pas sango. Qui ne connaissent rien au pays. Qui viennent d’une milice paramilitaire impliquée dans des massacres au Soudan. Mais qui porteront l’uniforme des FACA et toucheront un salaire payé par les contribuables.
C’est incroyable. Mais c’est exactement ce qui va se passer. Parce que le régime Touadéra a transformé le désarmement en business. Al-Khatim amène des Soudanais, il les inscrit comme membres du MPC, et ensuite il demande leur intégration dans l’armée nationale. Et le gouvernement accepte.
L’armée est déjà pleine d’étrangers. Tous sont venus en Centrafrique comme rebelles ou comme mercenaires. Ensuite, ils ont été intégrés dans les FACA avec des grades d’officiers.
Maintenant, on va ajouter des centaines de combattants des Forces de Soutien Rapide du Soudan. Des hommes qui se battent actuellement dans une guerre civile au Soudan. Des hommes qui commettent des massacres de civils. Des hommes qui torturent des anciens rebelles du MPC à mort quand ils osent leur demander de rester calmes.
Ces hommes-là vont devenir des soldats de l’armée. Ils vont porter l’uniforme national. Ils vont avoir le droit de circuler armés partout dans le pays. Et demain, quand ils commettront des exactions contre la population, on dira : ce sont des soldats des FACA, on ne peut rien faire.
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
