Le marché aux achats des députés est-il déjà ouvert chez Jean-Pierre Waboué ?

Rédigé le 23 mars 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
À Bangui, à quelques jours de la prestation de serment du nouveau dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera, certains lieux deviennent soudain très fréquentés chaque nuit. Des voitures discrètes se garent, des députés entrent, repartent, reviennent le lendemain. Et vous savez qui pilote cette mission chez lui? Jean-Pierre Waboué, Président du conseil constitutionnel.
En effet, le Conseil constitutionnel, censé veiller sur les règles du jeu, accueille ces allées et venues inhabituelles depuis plusieurs jours. Un nom revient sans cesse dans les murmures : Max. Un conseiller à la présidence, d’origine sénégalaise, qui semble avoir trouvé là un endroit idéal pour recevoir. Mais recevoir pour quoi exactement ? Les rumeurs courent, les interdictions du Premier ministre semblent oubliées, et les questions s’accumulent.
Pour comprendre cette histoire, il faut revenir à la semaine dernière. Le vendredi 20 mars, un premier groupe de cinq députés s’est présenté chez Jean-Pierre Waboué pour une réunion nocturne. Le lendemain, samedi 21 mars, ils étaient seize. Et d’autres rendez-vous sont déjà programmés, avec des effectifs qui grimpent au fur et à mesure.
Pourtant, le Premier ministre avait été clair il y a quelques mois, après la réunion des députés à Samba, sur la route de Mbaïki : fini les rassemblements parallèles, plus de réunions à gauche et à droite. Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera avait lui aussi tapé du poing sur la table pour stopper les réunions des députés. Pourtant, dans la capitale, les portes de Jean-Pierre Waboué restent ouvertes pour ces échanges discrets avec certains députés.
La rédaction de CNC suit ces mouvements de près. Pourquoi le domicile du Président du Conseil constitutionnel devient-il subitement le point de chute de ces tractations ? Quel rôle joue exactement ce conseiller à la présidence, monsieur Max, qui organise tout depuis des jours, voire des semaines ? Les députés qui y vont cherchent-ils des garanties pour l’après-scrutin ? Ou est-ce autre chose qui se négocie en coulisses, avant même que les résultats du deuxième tour ne tombent ? Ou bien, s’agit-il de la tractation pour le perchoir de l’assemblée nationale qui commence déjà ouvertement ? Mais Si oui, cette réunion nocturne est en faveur de qui ?
Le silence ne fait qu’alimenter les soupçons. À Bangui, quand une institution aussi sensible se transforme en lieu de rencontres nocturnes répétées, les Centrafricains se posent forcément la question : le marché aux députés est-il déjà ouvert chez Jean-Pierre Waboué ? L’information continue d’être creusée, jour après jour.
Par Gisèle MOLOMA
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