Le comité islamique de Centrafrique offre 30 millions à Touadéra pour son troisième mandat : le chantage déguisé en don et l’instrumentalisation honteuse de la religion
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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 11 octobre 2025, le comité islamique de Centrafrique a remis publiquement un chèque de 30 millions de francs CFA au président sortant Faustin-Archange Touadéra pour sa campagne électorale. L’image de cette remise, organisée devant le domicile du PPrésident du comité islamique de Centrafrique au quartier PK5, a circulé largement sur les réseaux sociaux et a provoqué des réactions contrastées. Mais derrière ce “don” présenté comme un “acte de solidarité”, se cache une réalité beaucoup plus sombre : un racket organisé auprès des commerçants musulmans, une instrumentalisation politique de la religion, et une violation flagrante du code électoral.
Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, la somme de 30 millions affichée publiquement ne représente qu’une partie des contributions réellement collectées. Des sources concordantes évoquent une collecte totale dépassant 100 millions de francs CFA, levée auprès de commerçants et anciens collecteurs de diamants musulmans.
Ces commerçants du marché PK5 et de plusieurs localités minières affirment avoir été “sollicités pour participer à l’effort de soutien” au chef de l’État. Mais le mot “sollicité” est un euphémisme. Plusieurs témoignages parlent de pressions indirectes exercées par des responsables du comité islamique.
Traduisons : des commerçants musulmans ont été contraints de donner de l’argent pour la campagne de Touadéra. Ils n’avaient pas vraiment le choix. Refuser aurait signifié s’exposer à des représailles : harcèlement administratif, problèmes avec les autorités, perte de protections officieuses dont ils bénéficient.
Cette “collecte” n’est donc pas un don volontaire. C’est un racket déguisé en solidarité communautaire. Les commerçants musulmans paient une taxe politique pour continuer à exercer leurs activités sans être harcelés par le régime.
Pour comprendre pourquoi les commerçants musulmans acceptent de payer, il faut revenir à la révision du code minier. Depuis cette révision, le statut de “collecteur de diamants” a disparu. Une grande partie des opérateurs économiques musulmans, qui dominaient traditionnellement le commerce du diamant en Centrafrique, s’est retrouvée marginalisée.
Beaucoup d’anciens collecteurs ont perdu leur activité au profit d’entreprises étrangères, notamment chinoises, russes et rwandaises. Le régime Touadéra a délibérément restructuré le secteur diamantifère pour favoriser des opérateurs étrangers au détriment des commerçants musulmans centrafricains.
Cette marginalisation a créé une situation de dépendance. Les anciens collecteurs qui veulent continuer à opérer dans le secteur, même de manière réduite, ont besoin de la bienveillance du régime. Ils ont besoin de protections, d’autorisations officieuses, de fermeture des yeux sur certaines activités.
Et pour obtenir cette bienveillance, ils doivent payer. Verser des contributions pour soutenir le régime. Financer la campagne de Touadéra. Montrer publiquement leur allégeance.
C’est du chantage économique pur et simple. Le régime a d’abord marginalisé les commerçants musulmans en changeant le code minier. Puis il leur fait payer pour conserver un minimum de protection économique. Et il présente ce racket comme un “don volontaire” de la communauté musulmane.
Sur le plan juridique, cette “donation” de 30 millions (ou 100 millions selon les sources réelles) pose de multiples problèmes.
Le code électoral centrafricain impose la transparence sur les sources de financement des campagnes. Il interdit les dons provenant d’organismes publics, étrangers ou religieux. Il exige que toutes les contributions soient déclarées à l’Autorité Nationale des Élections (ANE).
Le don du comité islamique viole clairement ces dispositions. Une communauté religieuse n’a pas le droit de financer un candidat politique. Les organisations religieuses doivent rester neutres dans les compétitions électorales.
De plus, aucune mention officielle n’a été faite de cette somme dans les comptes de campagne du candidat Touadéra. Cet argent n’apparaît nulle part dans les déclarations à l’ANE. C’est donc un financement occulte, non déclaré, illégal.
Mais personne ne sera poursuivi. Parce que l’ANE est aux ordres de Touadéra. Parce que le Conseil Constitutionnel est dirigé par le cousin de Touadéra. Parce que la justice centrafricaine ne sanctionne jamais les violations commises par le régime.
Le code électoral n’existe que pour empêcher l’opposition de mener campagne. Quand c’est Touadéra qui viole la loi, personne ne dit rien.
L’aspect moral de cette affaire est encore plus troublant que l’aspect juridique. En remettant publiquement de l’argent à Touadéra, la direction du comité islamique instrumentalise la religion à des fins politiques.
Elle donne l’impression que la communauté musulmane dans son ensemble soutient Touadéra. Que les musulmans centrafricains ont choisi leur camp et financent le président sortant.
Cette instrumentalisation expose la communauté musulmane à plusieurs dangers :
- Les divisions internes : Plusieurs fidèles interrogés à Bangui disent ne pas se reconnaître dans cette initiative. Ils n’ont pas été consultés. Ils ne veulent pas que leur religion soit utilisée pour soutenir un régime autoritaire. Mais la direction du comité a agi en leur nom, créant des tensions au sein de la communauté.
- La récupération politique : Touadéra va utiliser ce “don” pour prétendre qu’il a le soutien de la communauté musulmane. Il va brandir cette image de la remise du chèque pour montrer qu’il est soutenu par toutes les composantes de la société centrafricaine, y compris les musulmans.
- Les risques de stigmatisation : En associant publiquement la communauté musulmane au régime Touadéra, la direction du comité expose les musulmans centrafricains à être perçus comme complices d’un régime autoritaire. Quand ce régime tombera, les musulmans risquent d’être stigmatisés pour avoir financé Touadéra.
Beaucoup de musulmans centrafricains craignent que leur foi soit instrumentalisée à des fins électoralistes. Ils ont raison. C’est exactement ce qui se passe. La direction du comité utilise la religion comme couverture pour une opération politique de soutien à Touadéra.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
