La pression monte et ça ne cesse de monter  pour Landry Ulrich Nguema-Ngokpele face à une nouvelle bataille judiciaire

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La pression monte et ça ne cesse de monter  pour Landry Ulrich Nguema-Ngokpele face à une nouvelle bataille judiciaire

 

 

La pression monte et ça ne cesse de monter  pour Landry Ulrich Nguema-Ngokpele face à une nouvelle bataille judiciaire
Landry Ulriche Ngokpelet, directeur de publication du journal Le Quotidien de Bangui, embarqué dans le pick-up de la gendarmerie nationale du tribunal pour la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui.

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La pression monte et ça ne cesse de monter. À Bangui, le directeur du Quotidien de Bangui, Landry Ulrich Nguema-Ngokpele  se retrouve une nouvelle fois devant les tribunaux. Cette citation directe pour diffamation, programmée le 22 janvier prochain, s’ajoute à un parcours déjà bourré par plusieurs séjours à la maison d’arrêt de Ngaragba.

 

L’affaire remonte à décembre 2025, lorsque le journal de Bangui publie un article sur Laetitia Murielle Koko-Mica, épouse Bandoa. Cette compatriote installée en France apparaît dans un dossier sensible : celui des frères de l’ancien Premier ministre Henri Marie Dondra, emprisonnés en mars 2025. L’histoire démarre avec une romance qui bascule vers des accusations d’empoisonnement du dictateur de Bangui. Le Quotidien traite ce sujet délicat au lendemain de la libération de son directeur , Landry Ulrich Nguema-Ngokpele.

 

Pourtant, Madame Bandoa engage aujourd’hui des poursuites. Elle réclame 7,5 millions de francs CFA pour préjudice matériel, 50 millions pour préjudice moral, plus 7,5 millions de frais. Ses avocats, dont un inscrit au barreau de Bordeaux et deux autres au barreau centrafricain, invoquent les articles 131, 133, 144 et 145 du Code pénal centrafricain, ainsi que la loi française de 1881 sur la liberté de presse, encore applicable en Centrafrique pour certaines matières.

 

Pour des nombreux observateurs, la plaignante bénéficie de protections en haut lieu. Des personnalités proches du pouvoir la soutiendraient, lui donnant ce qu’il appelle “un parapluie atomique”. Cette situation complique sa défense, même s’il assure rassembler des éléments pour se justifier devant le tribunal correctionnel.

 

Landry Ulrich Nguema-Ngokpele continue parallèlement de répondre à des convocations au cabinet du doyen des juges d’instruction concernant la précédente affaire le concernant. Cette procédure suit son cours, ajoutant une pression supplémentaire. Le directeur du Quotidien enchaîne les comparutions depuis des mois, sans que son journal ne cesse de paraître.

 

L’article incriminé qualifiait Madame Bandoa de “dévergondée” et évoquait son passé judiciaire en France : une condamnation pour escroquerie, un séjour au centre pénitentiaire parisien, des accusations de vol d’identité. Le texte mentionnait également une grossesse de six mois lors des faits liés à l’affaire Dondra, suivie d’un accouchement en France deux mois après son départ précipité de Bangui.

 

Ces formulations virulentes constituent le cœur des griefs contre le journaliste Landry Ulrich Nguema-Ngokpele. La citation directe reproche au journal et à son directeur d’avoir porté atteinte à l’honneur et à la vie privée de la plaignante, sans apporter de preuves suffisantes. L’huissier Jean-Paul Togo a remis la convocation en main propre à Nguema-Ngokpele, qui devra comparaître personnellement, avec ou sans avocat.

 

Il est à noter que la presse centrafricaine traverse une période difficile. Plusieurs reporters ont connu des démêlés similaires ces dernières années. Les accusations de diffamation se multiplient, souvent dans des contextes politiques chargés. Landry Ulrich Nguema-Ngokpele  incarne ce journalisme d’investigation qui dérange, quitte à franchir parfois les limites du droit.

 

Son journal, immatriculé sous le numéro P 341305P001, a son siège à Bimbo, face à l’hôpital Domitien. Cette adresse figure sur tous les documents judiciaires. Le Quotidien de Bangui se présente comme un média indépendant spécialisé dans l’analyse et l’investigation. Ses publications abordent fréquemment des sujets sensibles, ce qui lui vaut des ennuis réguliers avec la justice.

Affaire à suivre.

 

Par Éric Azoumi

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