La faillite du tourisme en Centrafrique : dix ans de mensonges, Wagner et un État en ruines

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dix ans après la fin du conflit, la République centrafricaine est toujours présentée comme un pays « à risque ». C’est la ministre de la Culture et du Tourisme, Françoise Ngola Ramadan Mahata, elle-même, qui l’a reconnu dans sa déclaration sur les antennes de la radio Centrafrique.
En effet, pour bien comprendre les choses, la République centrafricaine ne vit pas une relance du tourisme, mais une faillite totale. C’est le mot qui résume l’état d’un pays où rien n’a été construit, rien n’a été sécurisé, rien n’a été réformé. Dix ans après la crise, le régime Touadéra transforme chaque échec en slogan, chaque humiliation en propagande, et chaque faillite en prétendue “vision stratégique”.
La ministre de la Culture et du Tourisme, Françoise Ngola Ramadan Mahata, l’a dit elle-même : la Centrafrique reste perçue comme une “zone rouge”. Mais au lieu d’assumer cette faillite, elle accuse “la perception internationale”. Comme si le monde entier inventait les massacres, les rackets, les arrestations arbitraires. Comme si ce n’était pas le régime lui-même, avec Wagner comme bras armé, qui a fabriqué l’image d’un pays de crises vue par le monde entier.
On nous parle de plan touristique 2025-2031. De “quatre axes prioritaires”. De financements à mobiliser. De gouvernance à améliorer. De parcs nationaux à valoriser. Ces mots sont vides. La faillite est là : des hôtels fermés, des routes impraticables, des parcs abandonnés. Aucun investisseur sérieux ne mettra son argent dans un pays où la justice est soumise aux mercenaires et où un ressortissant étranger, portugais-belge, croupit en prison depuis une année au Camp de Roux dans une opacité totale, sous les ordres de Wagner.
On ose dire que “depuis neuf ans, la RCA respire la paix”. La paix ? Où ? Dans les prisons surpeuplées où les centrafricains, les opposants disparaissent ? Aux barrages militaires où soldats et policiers rackettent les voyageurs comme des bandits ? Dans les villages vidés par la peur des mercenaires ? La faillite est totale : une paix de façade, un État réduit à la propagande, un président incapable d’assumer ses responsabilités.
Touadéra répète le même scénario : trois semaines de voyage, des millions dépensés, des discours creux, et au retour une mise en scène à Bangui. À Casablanca, il avait annoncé 9 milliards d’euros de promesse d’aide. À Abu Dhabi, un miracle énergétique. À Londres, une “diversification historique”. Rien. Absolument rien. Chaque fois, c’est la faillite, repeinte en succès.
Ce n’est pas la communauté internationale qui condamne la Centrafrique à rester “zone rouge”. C’est le régime lui-même. Dix ans après, il n’a ni restauré la justice, ni rétabli la sécurité, ni reconstruit les infrastructures. Il a confié le pays à Wagner, qui incarne la peur et entretient l’instabilité. Comment parler de tourisme alors que le pays vit sous occupation étrangère déguisée ?
La ministre tente de rassurer, d’habiller l’échec. Mais elle ne peut pas maquiller l’évidence : la Centrafrique est en faillite touristique, en faillite économique, en faillite politique. Et c’est Touadéra qui en est l’auteur.
On ne bâtit pas une destination touristique sur des prisons pleines, des barrages militaires et des mercenaires en treillis. On ne bâtit pas une image internationale sur des mensonges répétés depuis dix ans. Le tourisme ne respire pas. La Centrafrique ne respire pas. Ce pays étouffe dans la faillite organisée par un régime qui a choisi la propagande contre son peuple.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)