Kidnappés et ligotés aux arbres par des bandits soudanais, deux hommes frôlent le pire sur la route de Sam-Ouandja

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Kidnappés et ligotés aux arbres par des bandits soudanais, deux hommes frôlent le pire sur la route de Sam-Ouandja

 

À Ouanda-Djallé, les chefs des quartiers demandent aux soldats FACA de regagner leur base à l’entrée de la ville
Des soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto

 

Rédigé le 22 février 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La préfecture de la Vakaga n’en finit pas de subir les assauts des hommes armés venus de la frontière. Deux habitants de Ouanda-Djallé en ont fait les frais le 9 février dernier sur la route de Sam-Ouandja.

 

C’est à une vingtaine de kilomètres de Ouanda-Djallé que tout a basculé, le jeudi 19 février 2026, aux alentours de 15 heures. Un mécanicien, appelé en urgence pour une réparation à Sam-Ouandja, avait pris place derrière un conducteur de taxi-moto pour rallier sa destination. Les deux hommes roulaient depuis peu quand trois individus armés les ont stoppés net sur la piste.

 

Ces hommes, que les victimes, interrogées par la rédaction du CNC,  ont eux-mêmes reconnus comme des bandits soudanais, les ont dépouillés de leurs affaires. Ils les ont ensuite ligotés chacun contre un arbre, face à face, au milieu de la brousse. Deux des assaillants se sont alors éloignés pour se poster en retrait afin de tendre piège à d’autres usagers, laissant le troisième monter la garde sur les deux captifs.

 

C’est précisément cette courte distraction qui a ouvert une brèche inattendue. Le mécanicien a réussi à desserrer le câble qui retenait le conducteur, lequel, une fois libre, lui a rendu la pareille. Dès que les deux hommes se sont vus dégagés, ils ont compris qu’il fallait agir vite, sans tergiverser.

 

Le conducteur a alors pris ses jambes à son cou et a foncé en direction de Ouanda-Djallé, pendant que le mécanicien, lui, s’est figé sur place en voyant le gardien revenir vers eux. Les deux hommes ont donc emprunté des chemins différents pour échapper à leurs ravisseurs, chacun avec ses propres moyens.

 

Le conducteur est rentré sain et sauf à Ouanda-Djallé et a rapporté l’événement aux habitants. Quant au mécanicien, il a fini par réapparaître quelques heures plus tard à Sam-Ouandja, sans que l’on sache exactement ce qui s’est passé entre lui et le gardien durant ce laps de temps. La moto et tous les bagages, eux, sont restés entre les mains des bandits.

 

Ce type d’attaque n’est malheureusement pas rare dans cette partie du pays. La Vakaga partage ses frontières avec le Tchad et le Soudan, et depuis le déclenchement du conflit soudanais il y a plus de deux ans, des hommes armés franchissent régulièrement la ligne pour opérer sur le territoire centrafricain. Vols, enlèvements, assassinats, rien ne leur est étranger.

 

Et chaque saison sèche, quand les pistes redeviennent praticables et les mouvements plus aisés, leur présence se fait de nouveau sentir avec force dans les villages et sur les routes de la préfecture. L’attaque du 9 février en est la preuve la plus récente.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par c Serge Binguimalé

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