Interview exclusive avec Alain Sylla : pourquoi Faustin-Archange Touadera ne voyage plus en Europe ? Il a peur de la CPI ? Mais jusqu’à quand ?

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis le dépôt d’une communication judiciaire par le cabinet canadien Philippe La Rochelle visant le président centrafricain et ses alliés russes, les déplacements internationaux de Faustin-Archange Touadéra se sont presque arrêtés. Peur d’une arrestation, tentatives de sondage diplomatique, rôle de la CPI et poids du dossier Wagner : l’observateur judiciaire centrafricain Alain Sylla livre une analyse sans détour.
Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur Alain Sylla. Merci d’avoir accepté cette interview.
Alain Sylla : Bonjour. Merci à vous.
CNC : Depuis plusieurs mois, le président Faustin-Archange Touadéra se déplace très peu à l’étranger. Que se passe-t-il concrètement selon vous ?
Alain Sylla : il ne s’agit pas d’un simple changement d’agenda. Touadéra est sous pression. Depuis le dépôt formel d’une communication judiciaire par le cabinet Philippe La Rochelle au Canada, il sait qu’il est devenu vulnérable hors de Centrafrique. Il ne s’agit plus de rumeurs politiques, mais d’un risque judiciaire réel.
CNC : pourtant, certaines sources évoquaient un voyage à Paris dans le cadre de sa campagne électorale, information relayée notamment par Africa Intelligence. Pourquoi ce déplacement n’a-t-il jamais eu lieu ?
Alain Sylla : parce que ce voyage était irréaliste. Paris n’est pas un terrain neutre pour lui. Touadéra a parfaitement compris qu’un simple séjour en France pouvait se transformer en cauchemar judiciaire. Il a en tête des précédents très précis.
CNC : Lesquels ?
Alain Sylla : il a vu comment l’ancien Président de la fédération de football centrafricain, Patrice Ngaïssona a été arrêté à Paris puis transféré devant la Cour pénale internationale. Ce n’est pas une abstraction. C’est une expérience concrète qui l’a marqué et lui fait très peur au point d’avoir de tension de temps en temps.
CNC : c’est pour cette raison qu’il aurait envoyé son ministre de la Justice en éclaireur en France et auprès de la CPI ?
Alain Sylla : exactement. Le ministre Arnaud Djoubaye Abazène a effectué un déplacement discret à Paris, puis a tenté de prendre la température au niveau judiciaire et diplomatique, y compris du côté de la CPI. Il n’est pas revenu avec des garanties. Au contraire.
CNC : que lui aurait-il rapporté ?
Alain Sylla : un message clair : la situation est défavorable. Aucun verrou n’est totalement fermé. Aucun parapluie politique n’est fiable. Le conseil a été simple : rester à Bangui.
CNC : Depuis, Touadéra ne quitte presque plus le pays.
Alain Sylla : c’est inédit avec le Président Faustin-Archange Touadera qui passe des semaines, voire des mois sans voyage en Europe, c’est extrêmement rare. Ce n’est pas un choix politique, c’est une contrainte.
CNC : Certains estiment que le vote de la diaspora ne pèse pas assez pour justifier un risque personnel.
Alain Sylla : c’est exactement son raisonnement. Pour lui, aucun meeting à Paris ne vaut une arrestation potentielle. Il privilégie sa survie politique et personnelle.
CNC : vous évoquez aussi un impact budgétaire inattendu.
Alain Sylla : oui. L’absence de déplacements présidentiels coûteux a momentanément réduit certaines dépenses. La trésorerie de l’État respire un peu, même si les détournements et les prédations n’ont pas disparu.
CNC : la question de sa santé revient souvent. Que se passera-t-il s’il doit se faire soigner à l’étranger ?
Alain Sylla : c’est là toute la contradiction. Pour des soins lourds, l’Europe reste incontournable. Il le sait. Et il sait aussi que le risque judiciaire ressurgira immédiatement.
CNC : c’où l’envoi répété d’avocats et d’émissaires ?
Alain Sylla : oui. Ils tentent de sonder Paris, Bruxelles, de rassurer, d’anticiper. Mais ce sont des démarches défensives. Le fond du dossier reste intact.
CNC : vous parlez du dossier Wagner.
Alain Sylla : absolument. Les crimes attribués au Groupe Wagner en Centrafrique sont massifs. Le nombre de victimes, les méthodes, l’ampleur de la terreur dépassent largement certains dossiers déjà jugés par la CPI.
CNC : vous pensez à des précédents précis ?
Alain Sylla : oui. En termes d’ampleur et de gravité, cela dépasse même les faits pour lesquels Jean-Pierre Bemba a été condamné. Même pour la Seleka, c’est rien devant l’ampleur des crimes commis par les Wagner. Et Touadéra le sait dtrès bien d’ailleurs.
CNC : selon vous, la CPI peut-elle aller jusqu’au bout ?
Alain Sylla : la CPI est lente, mais elle est méthodique. Quand les éléments s’accumulent, elle ne recule pas. Touadéra vit avec cette épée au-dessus de la tête. C’est cela, la réalité.
CNC : merci Monsieur Sylla pour cet éclairage.
Alain Sylla : merci à vous.
Propos recueillis par Alain Nzilo…
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
